Newsletter « Au fil du dialogue interreligieux mai 2021 »

Newsletter de la Région Grand Est consacrée au dialogue interreligieux

Sommaire :

  • Les Annonciades Célestes, seconde partie
  • Regards croisés : « Comment les temps d’épreuve sont-ils compris par les religions ? », seconde partie
  • Religions démêlées : « Rendez-vous à la mosquée »
  • 9ème édition du festival des Sacrées Journées
  • Agenda : les fêtes religieuses du mois de mai

Au fil du dialogue interreligieux

La relance au service de la modernisation et de l’innovation de l’industrie

Lancé il y a plus de 6 mois, le plan gouvernemental France Relance a permis, et permet encore, de soutenir l’investissement des entreprises, d’accélérer la transition écologique de notre pays, et d’apporter le soutien de la solidarité nationale aux plus vulnérables.

Les entreprises industrielles qui continuent d’investir dans les circonstances économiques actuelles préparent leur compétitivité future et créent les emplois de demain. Plus de 160 d’entre elles ont été soutenues dans le Grand Est afin de les aider à relever ce défi.

Porté par l’État et la Région Grand Est, le soutien aux projets d’investissement est à la fois une priorité de France Relance et une action immédiate inscrite au Business Act Grand Est. En mars 2021, l’État et la Région ont ainsi annoncé une rallonge de 30 millions d’euros pour le soutien aux projets d’investissements industriels dans les territoires, financée à parité.

5 entreprises qui investissent pour leur avenir

Cinq lauréats France Relance ont été réunis le 28 avril 2021 en web conférence pour témoigner sur la relance au service de la modernisation et de l’innovation dans l’industrie :

  • GAMING ENGINEERING, PME située à Commercy (55)
    Lauréat «modernisation de l’industrie automobile »

Cette start-up industrielle issue de la French Tech East, spécialisée dans la conception et la fabrication
de composants de fixation innovants, développe un projet pour industrialiser la fabrication de nouvelles fixationsà géométrie complexe.

  • UCA VEGAFRUITS, TPE située à Saint-Nicolas du Port (54)
    Lauréat « relocalisation de l’industrie agroalimentaire »

L’ union de coopératives fruitières de Lorraine en Grand Est souhaite poursuivre le développement de son activité et de son territoire en Grand Est. Les arboriculteurs lorrains souhaitent être les architectes de la durabilité de leurs territoires. Leur projet consacre plus de 50% des investissements à la transition énergétique vertueuse.

  • STERLINGS, ETI située à Saint-Louis (68)
    Lauréat « territoires d’industrie »

Le projet de cette entreprise spécialisée dans la transformation de matières plastiques et caoutchoutées en accessoires de câblage, vise notamment à augmenter la capacité de production à travers l’acquisition de trois matériels de production. Il permettra également d’investir dans la R&D et dans l’amélioration de la productivité, de l’organisation et des conditions de travail. A la clé, la création de 15 emplois.

  • FETROT INDUSTRY, PME située à Remilly-Aillicourt (08)
    Lauréat « territoires d’industrie »

Spécialisée en usinage de pièces de fonderie, fonte, forge, et barres, ainsi qu’en mécano soudure, l’entreprise projette d’investir dans 3 machines à commande numérique dernière génération, ainsi que dans une cellule robotisée. Objectif : améliorer sa compétitivité notamment face à la concurrence accrue des pays d’Europe de l’Est. La mise en œuvre du projet entraînera la création de 5 emplois en territoire rural.

  • FORGEAVIA, PME située à Biesles, Haute-Marne (52)
    Lauréat « aéronautique »

Le Programme « FAV 2025 » vise à accélérer le plan de modernisation et de numérisation entamé par l’entreprise depuis quelques années. Il a notamment comme objectif, une amélioration de la compétitivité et des conditions de travail, une répétabilité assurée des processus de production ainsi qu’une diminution la durée des cycles de production.
Ce plan de modernisation prévoit également d’automatiser les contrôles visuels en ligne, permettant de diminuer encore la durée des cycles de production et de renforcer la fiabilité du processus. Les contrôleurs pourront ainsi être affectés à des tâches de plus hautes valeurs ajoutées.

 

 

Lycées Agricoles 2030 : pour une agriculture connectée et attractive

14 lycées agricoles publics et leurs 2 200 hectares d’exploitations jalonnent le territoire. A travers le programme Lycées Agricoles 2030 (LA 2030), la Région accompagne la modernisation de leurs exploitations.

Six premiers établissements (Château-Salins, Courcelles-Chaussy, Chamarandes-Choignes, Rouffach, Wintzenheim et Malzéville) feront ainsi l’objet d’une aide de près de 6 millions d’euros. Le soutien portera par exemple sur :

  • la digitalisation des pratiques,
  • les technologies innovantes et respectueuses de l’environnement,
  • la gestion optimisée de la ressource en eau,
  • le bien-être animal,
  • l’amélioration des conditions de travail

En accélérant les adaptations nécessaires face aux défis climatiques, économiques, sanitaires et environnementaux, les objectifs sont d’encourager des vocations vers les métiers de l’agriculture. Avec des aménagements attractifs et adaptés aux besoins de formations, ces établissements se positionnement comme des pôles d’excellence et d’exemplarité en matière d’innovation dans le domaine agricole.

Des lycées plus verts

En parallèle, soucieuse d’accueillir les lycéens mais aussi les enseignants et les agents de la Région dans les meilleures conditions, la Collectivité met en œuvre un plan lycées verts pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments scolaires.

Lors de la Commission permanente du 23 avril 2021, plus de 443 000 euros ont ainsi été votés pour des travaux contribuant à réduire la consommation énergétique des bâtiments. Ils concernent la rénovation thermique du gymnase du lycée des métiers Jules Verne à Saverne et pour des travaux d’isolation et de traitement thermique de la demi-pension du lycée Jean Lurçat à Bruyères.

1000 stations météo pour les agriculteurs du Grand Est

Pour accompagner les agriculteurs dans la gestion durable de leur exploitation, la Région met à disposition les outils nécessaires. A ce titre, elle vient d’engager 300 000 euros pour le déploiement sur l’ensemble du territoire d’Agri Météo Grand Est : 1 000 stations météo connectées, via une application mobile. Objectif : aider les agriculteurs à mieux gérer leurs interventions culturales en temps et en heure.

Des données météorologiques mutualisées leur permettront en effet une meilleure anticipation des épisodes de gel ou de sécheresse, pour une adaptation du travail en fonction de la météo. A la clé, un gain de temps considérable.

Avec ses 45 000 exploitations, l’agriculture est très présente en Grand Est. Dans ce domaine, la prise en compte des enjeux environnementaux est primordiale. Les exploitants doivent pouvoir concilier amélioration des performances économiques, innovation et compétitivité, tout en améliorant leurs pratiques agro-environnementales.

Découvrir l’outil

Une agriculture connectée

 

Santé : innovation et proximité

Face à la pénurie des professionnels de santé et au vieillissement de la population, la Région, l’État et l’Assurance maladie entendent coordonner leurs actions pour déployer de manière cohérente les solutions de télémédecine dans le Grand Est. C’est tout l’enjeu de la feuille de route Etat-Région 2021-2023 présentée à l’occasion de la séance plénière du 22 avril 2021. L’objectif ? Faciliter un accès égal aux soins des habitants du Grand Est, notamment grâce à l’ouverture de 100 nouveaux sites de télémédecine. En parallèle, la Région poursuit le travail engagé depuis 2016 pour soutenir la création, l’aménagement et l’extension des Maisons de santé pluri-professionnelles dans les zones déficitaires en soins.

La télémédecine pour agir ensemble au service de la santé dans les territoires

Dans le cadre d’une démarche partenariale, l’État, la Région Grand Est et l’Assurance maladie ont établi une feuille de route télémédecine pour la période 2021-2023. En complément de l’offre de soins existante, cette feuille de route vise à garantir un accès aux soins pour tous, particulièrement dans les zones sous-dotées en médecins, à faciliter l’exercice des professionnels de santé grâce à des échanges plus fluides entre eux et un suivi à distance de leurs patients. Elle permettra également de développer le suivi coordonné des patients entre plusieurs professionnels de santé.

Accompagner 200 sites de télémédecine, dont 100 nouveaux, c’est l’objectif partagé par l’ensemble des partenaires. Pour y parvenir, plusieurs actions seront mises en place : réaliser un diagnostic de l’existant des besoins sur les territoires, mobiliser des experts pour conseiller les professionnels de santé qui bénéficieront d’un accompagnement individualisé et d’une hotline dédiée, créer des formations en télémédecine pour les professionnels de santé qu’ils soient étudiants ou en activité, informer les patients sur les dispositifs de télémédecine déployés en Grand Est, ou encore sensibiliser des collectivités locales à la télémédecine comme un outil au service de l’accès aux soins.

Les maisons de santé, une réponse à la désertification médicale

Pour lutter contre les disparités territoriales et les inégalités d’accès aux soins des citoyens, la Région soutient la création, l’extension et la rénovation des maisons de santé pluri-professionnelles (MSP) dans des zones qui en sont déficitaires. Elles regroupent dans un même lieu des médecins généralistes et/ou spécialistes ainsi que des professionnels paramédicaux (infirmières, kinésithérapeutes, diététiciennes, etc.) déficitaires. Cette solution sur-mesure renforce l’offre de proximité, d’autant plus nécessaire pendant cette crise sanitaire.

Aussi, la Région vient d’apporter son soutien à l’extension de la maison de santé universitaire de Signy-le-Petit (08) ainsi qu’à celle de la maison de santé de Spincourt (55), pour un montant total de 339 000 euros.
Tandis que la première répondra aux enjeux démographiques en développant l’attractivité médicale sur le territoire, auprès des patients et des professionnels, et en renforçant les liens entre la ville, l’hôpital et l’université, la deuxième offrira de nouveaux services de soins à la population (cabinet dentaire, podologue, etc.) et renforcera la qualité d’accueil de kinésithérapeutes face à l’afflux de patients.

En savoir plus sur la feuille de route télémedecine

 

Confinement #3, la Région Grand Est toujours mobilisée

Dans la continuité des mesures d’urgences déployées depuis un an face à la crise, la Région Grand Est reste mobilisée ! Huit nouvelles dispositions ont été votées pour accompagner les citoyens et les différents acteurs économiques durant cette période difficile et préparer la reprise.

La Région Grand Est aux côtés de ses habitants

Gratuité en mai pour les abonnés annuels TER Fluo Grand Est

La Région offre aux 15 500 abonnés annuels du réseau TER Fluo Grand Est la gratuité de leurs déplacements en mai. La mensualité du mois de mai ne leur sera pas prélevée.

Plus d’informations concernant les mesures et les circulations des TER

Prolongation de l’opération « kit bioéthanol à 1 € » , la solution éco-logique pour rouler économique !

Pour les particuliers propriétaires d’un véhicule essence, la Région reconduit le dispositif permettant la conversion au bioéthanol, à compter du 1er juin. Il interviendra en deux phases :

  • 1 000 boîtiers à 1 euro, correspondant à une aide de 900 euros de la Région,
  • puis 5 000 boîtiers avec une aide de 500 euros

Si déjà 2 700 véhicules ont pu être convertis depuis la mise en place du dispositif en 2019, la crise économique renforce le besoin des ménages à trouver des solutions pour diviser quasiment par deux leur budget consacré au carburant – le bioéthanol étant deux fois moins cher que le SP95. Cette solution n’est pas seulement économique, elle est aussi écologique puisqu’elle participe à réduire de 70 % leurs émissions de gaz à effet de serre. Aujourd’hui, dans le Grand Est, plus de 170 garages sont habilités à installer le boîtier E85 homologué et près de 200 stations-services distribuent ce biocarburant.

En savoir plus sur l’opération

SOS garde d’enfants : une aide de 200 euros pour les parents qui ne peuvent pas télétravailler

Comment faire garder ses enfants quand les crèches ou halte garderies ferment leurs portes ? Pour les parents qui ne peuvent pas télétravailler pendant ce 3ème confinement, la Région propose une aide de 200 euros par famille, et ce, quel que soit le nombre d’enfants. La solution proposée consiste à faire appel aux services d’une assistante maternelle ou d’une structure de service à la personne agréées. Le téléservice sera ouvert à partir du 26 avril pour le dépôt des demandes.

Toutes  les informations sur le dispositif

La Région Grand Est aux côtés des acteurs économiques

Parce que les commerçants, restaurateurs, cafetiers ou espaces culturels subissent de plein fouet ce 3ème confinement, la Région prolonge certains dispositifs et en crée de nouveaux pour les aider à passer le cap. Faire face aux charges, engager des travaux d’aménagement ou encore se former, tels sont les objectifs des trois mesures destinées à reprendre les activités dans les meilleures conditions.

Pour les commerçants, la prolongation de l’aide aux loyers

Initiée en novembre 2020, la Région poursuit l’accompagnement des très petites entreprises (TPE) de l’économie de proximité (commerces, hôtels, restaurants ou encore salles de sport) confrontées à une ou plusieurs fermetures administratives. Les mesures concernent les structures allant jusqu’à cinq salariés. Ce soutien s’applique également aux mois de mars et avril 2021 inclus en cas de prolongation des fermetures administratives pour certaines activités.

Destinée aux entreprises dont les frais et charges ne sont pas entièrement compensés par les aides de l’Etat, la subvention de la Région peut aller jusqu’à 1 000 euros par mois, sous conditions, en complément du fonds national de solidarité (à solliciter au préalable sur impots.gouv.fr).

Retrouver l’aide aux loyers

Un forfait de 1 000 euros pour les restaurateurs et les cafetiers

Pour répondre aux besoins des restaurateurs et des cafetiers formulés auprès des équipes #Strongtogether, la Région cofinance un forfait de 1 000 euros pour des travaux d’aménagement extérieur (pose d’une terrasse ou achat de plexiglas par exemple), permettant d’accueillir les clients dans le respect des gestes barrières.

Plus d’informations sur le dispositif

Un chèque formation pour les professionnels

Hôtels, débits de boisson, restaurants, espaces culturels, de loisirs ou accueillant des événements, pourront bénéficier d’une aide à la formation d’un montant maximum de 1 000 euros. La Région accompagnera ainsi jusqu’à 500 professionnels. Ce chèque formation sera utilisable auprès d’un organisme de formation jusqu’en octobre prochain. Il vise à préparer les personnels déjà en place ou en cours d’embauche à s’approprier les protocoles sanitaires et la gestion de la clientèle à la réouverture des établissements. Limitée dans le temps au vu de la situation exceptionnelle, cette aide est complémentaire des dispositifs de formation existants.

En savoir plus sur cette aide

La Région Grand Est aux côtés du secteur sportif

« Inv’est Clubs Sportifs 2021 », un dispositif d’aide pour les clubs amateurs

Cette mesure va permettre de soutenir l’acquisition de matériel afin d’adapter l’offre de pratique sportive aux nouvelles mesures sanitaires, et d’accueillir les adhérents dans des conditions optimales. Destiné à tous les clubs sportifs amateurs du Grand Est, il permettra de financer tant des matériels techniques et sportifs que des véhicules, sous condition. L’aide régionale, pouvant aller jusqu’à 80 %, s’échelonnera de 800 à 10 000 euros selon les dossiers déposés et la typologie des matériels achetés.

Toutes les modalités

Sport Relance 2021 pour soutenir les événements sportifs

Destiné aux clubs sportifs amateurs et aux salles de sport, ce dispositif permettra d’inciter la population à reprendre une activité sportive, notamment les publics jeunes, scolaires, adolescents et étudiants. La Région soutiendra des opérations événementielles ponctuelles et de valorisation des activités proposées, organisées entre le 15 mai et le 15 octobre 2021. L’aide régionale sera forfaitaire, d’un montant de 500 euros pour un événement collectif, 1 000 euros et jusqu’à 1 500 euros pour une opération ponctuelle visant les publics jeunes ou en situation de handicap.

Plus d’informations

 

Suivez la séance plénière et la commission permanente du Conseil régional en direct

A suivre en direct, la séance plénière et la commission permanente du Conseil régional. Rendez-vous à partir de 8h15 le 22 avril et de 9h le 23 avril 2021.

 

Ordre du jour de la séance plénière du 22 avril 2021 :

  • Commission des finances

Compte Administratif 2020
Affectation du résultat du compte administratif 2020
Budget Supplémentaire 2021
Fonds Européens Structurels et d’Investissement dans le Grand Est – Programme FEDER – FTJ – FSE+ 2021/2027
Programmes FEDER/FSE/IEJ 2014-2020 dans le Grand Est – Remaquettage et REACT-EU

  • Commission des Relations internationales et transfrontalières

Contrat triennal 2021-2023 « Strasbourg, capitale européenne »

  • Commission Transports et Déplacements

Schéma directeur des mobilités – Eurométropole
Présence de forces de l’ordre dans les TER du Grand Est (patrouilles de gendarmerie)
Mise en œuvre de la lutte contre le harcèlement dans les TER

  • Commission Innovation – Enseignement Supérieur et Recherche

Propositions d’actions structurantes en faveur de la compétitivité, de l’innovation et du développement industriel dans les territoires

  • Commission Aménagement des territoires

Feuille de route Etat-Région télémédecine 2021-2023

  • Commission Environnement

Adoption du Contrat de filière des biocarburants durables en région Grand Est
Programme d’accélération pour une économie circulaire en Grand Est

  • Commission Culture

Présentation du projet de création d’une Société d’Economie Mixte (SEM) dédiée à la coproduction CINEMA-AUDIOVISUEL et MUSIQUES ACTUELLES

  • Commission Tourisme

Plan de relance tourisme durable et numérique en Grand Est

  • Hors commission

Covid 19 – Nouvelles mesures exceptionnelles de soutien

 

Les Annonciades Célestes, aventurières de Dieu, seconde partie

Au mois d’avril 2021, nous avons fait la connaissance de Julie Piront, présidente de l’Association du Couvent des Annonciades Célestes. Avec elle, nous sommes allées à la rencontre des Annonciades Célestes dans une première partie consacrée à l’aspect historique de cet ordre. Ce mois-ci, nous la retrouvons pour évoquer la foi et la vie spirituelle de ces religieuses mais aussi sa rencontre avec une des dernières Annonciades Célestes.

Bonjour Julie, nous allons reprendre notre entretien et aborder maintenant la vie spirituelle des Annonciades Célestes et votre rencontre avec l’une d’entre elles.

D’abord, leur vie spirituelle: les jeunes filles qui devenaient Annonciades Célestes le faisaient-elles réellement de leur plein gré ?

D’après les archives très abondantes que les Annonciades ont laissées un peu partout en Europe, la plupart des témoignages montrent que la grande majorité d’entre elles rentrent dans l’ordre de leur plein gré, parfois même à l’encontre de leurs familles. En effet, du point de vue des familles, voir sa fille ou sa nièce rentrer dans cet ordre s’apparentait à une mort : la règle de stricte clôture passait, même à l’époque, pour quelque chose de très rigoureux. On disait que ces religieuses, comme bien d’autres, étaient considérées comme « mortes au monde », elles changeaient d’ailleurs de prénom, elles disparaissaient littéralement… Nous avons, nous, contemporains, de nombreux préjugés envers les ordres religieux : depuis des siècles, on imagine qu’une femme prenait le voile parce qu’elle y était obligée, parce qu’elle n’était pas jolie, qu’elle était pauvre, etc. En fait, c’était un vrai choix de vie avec, évidemment, toutes les nuances que l’on peut apporter au « choix » durant cette époque d’Ancien Régime… Par ailleurs, une sélection très rigoureuse avait lieu parmi les prétendantes qui souhaitaient entrer au couvent car il était impératif que la vie en communauté soit la plus harmonieuse possible.

Quel était le sens de cette vie cloîtrée ?

La clôture avait un sens spirituel très profond : en se coupant du monde, en se cachant, en se rendant invisible, les Annonciades Célestes nourrissaient leur dévotion pour le Verbe Incarné, pour Jésus qui est Annonciateur du salut de l’humanité. Leur objectif était de se réaliser spirituellement mais aussi de prier pour le salut de l’humanité. Elles se projetaient à la fois comme la Vierge, la Mère du Christ, et les épouses du Christ. Leur vêtement bleu et blanc était inspiré du vêtement traditionnellement octroyé à la Vierge, une couleur qui leur a valu le qualificatif « céleste ». Leur vêtement était même une clôture en soi, car elles utilisaient de longs voiles qu’elles rabattaient sur leur visage pour le dissimuler en présence des personnes extérieures à la communauté. A leur vêtement se superposaient d’autres clôtures. Ces religieuses étaient dans leurs cellules qui étaient dans le couvent, qui était dans les murs de l’enclos, qui était dans les murs de la ville…  La fondatrice de Gênes disait même « qu’on ne devait rien voir d’autre que le ciel » pour avoir une relation directe, donc privilégiée avec Dieu.

Les Annonciades Célestes était un ordre contemplatif et les sœurs suivaient un rythme quotidien bien défini : huit heures de prières par jour, alternant avec quelques moments de travaux manuels et de repos. Je pense que ces femmes avaient une quête profonde d’absolu et que ce mode de vie très sévère relevait pour elles d’une forme d’idéal.

Elles défendaient aussi la foi catholique à leur manière, n’est-ce pas ?

Oui, absolument ! Si l’on regarde la carte des implantations de ces couvents d’Annonciades avant la Révolution française, on a vraiment l’impression qu’une stratégie de « défense de la catholicité » s’était mise en œuvre, même si les sœurs n’en avaient pas forcément conscience : il y a là une ligne qui relie la mer Méditerranée à la mer du Nord (que les historiens ont désignée comme « la dorsale catholique ») et qui incarnait la zone de frontière des catholiques face aux protestants. Et il se trouve que les couvents des Annonciades (avec d’autres ordres religieux) formaient, par leur implantation même, une sorte de rempart, une succession de bastions catholiques face aux protestants. Ainsi, même en se retirant du monde, ces femmes démontraient une volonté forte de s’engager dans la défense de la catholicité.

Ensuite du point de vue de « leur vie de femme » si je puis m’exprimer ainsi, beaucoup d’entre elles trouvaient dans cette vie matière à s’épanouir. En effet, en devenant religieuses, même cloîtrées, elles s’affranchissaient d’une certaine manière de l’emprise masculine d’un père ou d’un mari. Elles pouvaient développer d’autres projets de vie que ceux liés à la maternité ou à la vie conjugale. Même si nous avons du mal à comprendre aujourd’hui que l’on puisse vouloir s’enfermer de manière volontaire, beaucoup de femmes trouvaient dans une vie religieuse la possibilité de vivre leurs aspirations spirituelles d’une part mais également de mettre à profit et de développer leurs compétences, leur intelligence.

Religieuses en procession à Joinville

Quand vous parlez de compétences, de quoi s’agissait-il ?

D’abord, c’étaient des écrivaines très prolixes car elles avaient la volonté de laisser les traces écrites qui aideraient non seulement à l’édification de celles qui allaient leur succéder mais aussi à nourrir la mémoire de leur communauté et de leur ordre. Après le décès de la fondatrice Marie Victoire Fornari en 1617, la communauté de Gènes a décidé dans les décennies suivantes de la faire canoniser. Mais pour cela, il fallait attester de miracles et les sœurs génoises se sont donc tournées vers les autres communautés pour savoir s’il y avait eu des miracles que l’on pouvait lui attribuer, ce qui a renforcé des liens avec cette « maison-mère ».  Très tôt, une correspondance s’est établie non seulement sur ce sujet mais aussi sur la manière de suivre la règle et de résoudre des difficultés qui pouvaient voir le jour dans les couvents. Il faut relever qu’aucune Italienne n’avait jamais mis les pieds au nord des Alpes. Donc, il y avait nécessité de se faire conseiller sur la manière d’aborder telle ou telle chose dans le strict respect de la règle de l’ordre.  A Joinville, nous avons la chance d’avoir des écrits datés de 1625 à 1959. Ils couvrent donc plus de trois siècles traversés par des guerres, des épidémies, des changements politiques. Ces textes nous livrent ce qu’était la vie quotidienne des religieuses et des informations sur elles. On y trouve les hommages rédigés à l’occasion des décès de sœurs où l’on faisait mention de leurs qualités humaines et spirituelles, mais aussi de leurs compétences particulières. C’est ainsi que nous savons que nombre d’entre elles avaient des talents de couturières, de jardinières, de pharmaciennes, de peintres, etc. Les Annonciades ont toujours essayé de faire le plus possible par elles-mêmes. D’une part parce que cela coûtait moins cher et d’autre part parce que cela évitait de faire rentrer un homme dans la clôture. Certaines d’entre elles ont été des « religieuses architectes » même si on n’a pas retrouvé les plans qu’elles ont réalisés.  On sait qu’elles avaient fait les croquis de leur couvent sur lesquels elles avaient dessiné l’agencement global des bâtiments dans un esprit très fonctionnel, sachant parfaitement de quels espaces elles avaient besoin. Dans les écrits qu’elles ont laissés, on voit qu’elles tiraient d’ailleurs une certaine satisfaction à ajouter que ce plan avait été soumis à des architectes masculins, parfois célèbres, et que « ce monsieur n’avait rien trouvé à redire » au plan présenté. C’étaient des femmes qui, face aux hommes (qu’ils soient évêques, architectes, notaires, …), ont fait entendre leurs voix, ont cherché à faire reconnaître leur légitimité.

Qui était la dernière Annonciade Céleste du couvent de Joinville ?

Je ne l’ai malheureusement pas rencontrée : sœur Marie Bernadette Stenger est décédée en 2017, à l’âge de 89 ans. Étant restée à Joinville après la fermeture du couvent en 1968, beaucoup de Joinvillois me parlent encore d’elle. En l’absence de nouvelles recrues depuis 1950, l’évêque de Langres a fait le choix difficile de fermer une communauté vieillissante qui n’était plus composée que d’une dizaine de sœurs. A la lecture de leurs écrits, on voit que les religieuses ont très mal vécu cette fermeture. Une partie d’entre elles sont parties à Langres qui a été le tout dernier couvent des Annonciades Célestes à fermer en 1984. Deux sœurs sont parties pour les couvents de Rome (toujours en activité) et de Barbarin (Espagne, fermé en 2016). Sont restées sur place la sous-prieure, trois religieuses et une sœur tourière*.

J’ai rencontré en 2010 les deux dernières sœurs de Langres qui vivaient dans une maison de retraite tenue par les sœurs de la Sagesse, à Saint-Loup-sur-Aujon : sœur Marie Agnès Pérard et sœur Marie Eliane Pillon, l’une décédée en 2013, l’autre en 2019. Elles se savaient être les dernières religieuses françaises de leur ordre, les dernières à écrire les dernières pages d’une présence quadri-séculaire en France. Lors de ma visite, je les avais prévenues que je viendrai avec un collègue masculin et cela ne leur avait absolument pas posé de problème. Elles nous ont reçu sans clôture et elles ne portaient pas de voile. Quand je leur ai demandé si le fait qu’il n’y avait plus de clôture à Saint-Loup était plus facile à vivre pour elles, elles m’ont répondu « que la clôture n’avait aucune importance et que la clôture était là » en pointant leur front. Cette clôture était complètement intégrée dans leur vie quotidienne : avec ou sans clôture physique, c’était pareil ! Lorsque je les ai questionnées sur les raisons de leur choix de devenir Annonciade Céleste, la plus âgée, Marie Eliane, m’avait répondu qu’elle avait voulu être carmélite mais que le curé de sa paroisse lui avait dit qu’elle n’avait pas la constitution physique pour le Carmel. Elle est pourtant décédée quasi centenaire !!!!

Communauté en partie 1936

Pour clore notre entretien, en quelques mots, que vous apporté et que vous apporte encore à vous, Julie, cette rencontre avec les Annonciades Célestes ?

Lorsque j’ai commencé à étudier ces religieuses en 2005, j’étais loin de me douter que j’allais les pister aux quatre coins de l’Europe, depuis la Belgique jusqu’en Italie, de la France jusqu’en Slovénie. Elles m’ont fait beaucoup voyager ! C’est grâce à elles qu’un jour j’ai débarqué à Joinville, petite ville de Haute-Marne dont je n’avais jamais entendu parler, et où je vis désormais. D’une certaine façon, les Annonciades Célestes m’ont emmené dans une aventure humaine, jalonnée de nombreuses rencontres, qui a impacté ma vie personnelle.

Le rachat de l’ancien couvent joinvillois par des amis en 2019 m’a offert l’opportunité de donner une tournure concrète à mes recherches universitaires, au travers des projets que nous menons avec l’association pour restaurer le bâtiment et valoriser l’histoire de ces religieuses qui ont tant de choses à nous raconter sur ce qu’était être femme à Joinville, du 17e au 20e siècle. Étudier les Annonciades Célestes m’a aussi conduite à m’intéresser à l’histoire des femmes, une histoire aussi riche que passionnante et qu’il est temps de faire connaître au plus grand nombre.

Tour des Annonciades de Langres

*Une sœur tourière assure le service du tour : il s’agit d’une sorte de tonneau en bois muni d’une ouverture pour y déposer des objets. On le fait ensuite pivoter dans l’épaisseur du mur pour que la personne de l’autre côté du mur puisse récupérer l’objet. Les sœurs tourières assuraient l’interface entre le monde extérieur et la communauté. Elles avaient leur propre logement, elles ne vivaient pas avec le reste de la communauté.

(Un grand merci à Julie Piront pour nous avoir accompagné à la découverte des Annonciades Célestes , merci pour son engagement et le bel échange qui est à la base de ce travail).

« Le Concordat, c’est aussi un engagement des religions à défendre les valeurs de la République »

                       « Le Concordat, c’est aussi un engagement des religions à défendre les valeurs de la République »

Avec l’aimable autorisation du Monde rubrique Monde des Religions : https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/16/le-concordat-c-est-aussi-un-engagement-des-religions-a-defendre-les-valeurs-de-la-republique_6076969_3232.html

Rabbin à Strasbourg, Mendel Samama analyse, dans une tribune au « Monde », les effets sur son sacerdoce du régime concordataire qui, en Alsace et en Moselle, organise les relations entre les religions et l’État, et fait de lui un « rabbin d’État ». Mendel Samama est rabbin de Strasbourg et de la synagogue de la Meinau.

Alors qu’un sondage IFOP, publié le 7 avril, indique que 52 % des Alsaciens-Mosellans sont favorables à l’abrogation du Concordat, ce régime qui organise les relations entre les religions et l’État, et est associé à un financement, je me suis posé la question de ce qui avait changé chez moi depuis que je suis rabbin d’État, et est-ce que ce changement justifiait l’engagement de cette relation.

L’exercice de mon sacerdoce commença avant mon statut, puisque j’ai exercé au sein d’une des plus grandes organisations juives internationales, appelée Habad-Loubavitch. La vie m’a permis d’intégrer l’équipe rabbinique du consistoire israélite de Strasbourg et, après quelques mois, j’ai reçu ma première feuille de paie avec l’en-tête de la République française-ministère de l’intérieur.

C’est à ce moment que la vision de ma vocation a changé, et ce, à deux niveaux. Être rabbin d’État, ce n’est pas uniquement être un rabbin payé par l’État. C’est surtout être un rabbin qui peut à tout moment devoir rendre des comptes à son employeur qui est l’État.

Je me souviens du 8 janvier 2015, le lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, quand le maire de Strasbourg, Roland Ries, et le préfet, Stéphane Bouillon, convoquent les représentants religieux de la ville pour la signature d’une déclaration commune réaffirmant les valeurs de la République.

Le sens du Concordat y résonnait avec splendeur. Parce que le Concordat, ce n’est pas uniquement à sens unique, c’est aussi un engagement des religions à défendre les valeurs de la République, à la représenter et à œuvrer pour elle.
Puis, rabbin d’État veut aussi dire que je ne suis pas uniquement le rabbin de la synagogue, mais aussi le rabbin des habitants du quartier ou de la circonscription dont j’ai la charge. Peu importe la religion et les convictions de ces derniers, ma responsabilité dépasse le contour de ma religion pour s’adresser à chacune et chacun sans distinction.

En avril 2019, alors que la communauté juive traversait une période difficile avec une recrudescence des actes antisémites, l’association interreligieuse de notre quartier de la Meinau, Oasis de la rencontre, décida d’organiser une soirée de solidarité à la synagogue. Il s’agissait de permettre à tous et toutes de partager un moment ensemble et de témoigner d’une solidarité. Le prêtre, la pasteure, l’imam et le rabbin ont pris la parole dans la synagogue, parce que nous étions tous chargés du bien-être de notre quartier. Les leaders religieux sous le régime du Concordat sont des collègues avec un employeur unique qui nous engage à être solidaires et à lutter sans relâche pour améliorer la vie commune de nos quartiers et construire le vivre-ensemble.

Cette conscience n’est pas automatique. Même si elle peut exister sans le Concordat, elle reste la plupart du temps une affaire de conscience personnelle alors que le régime concordataire l’impose.

Recevoir chaque mois cette feuille avec l’en-tête de la République française, ce n’est pas juste un privilège, c’est un engagement renouvelé envers les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, elles nous rassemblent et sont porteuses d’espérance afin d’améliorer la vie et le quotidien de tous et d’œuvrer en faveur de la cohésion de notre société.

Ne pas mettre en valeur ces acquis du Concordat, c’est faire l’impasse sur ce qui fait l’essentiel de son esprit et comment il permet aux religions de servir les valeurs de la République et pas uniquement comment la République peut financer les religions.

Le judaïsme associe toujours un droit à un devoir. Bénéficier d’un financement ou d’une rémunération de l’État indique un devoir envers lui. Il ne s’agit évidemment pas pour l’État de s’immiscer dans les affaires religieuses, mais de pouvoir « demander des comptes » aux religions quant à leur engagement pour les valeurs universelles et communes.

par Mendel Samama

 

SOS garde d’enfants, une aide pour les parents qui ne peuvent télétravailler

Pour accompagner les familles durant cette nouvelle période de confinement, la Région Grand Est va octroyer une aide forfaitaire de 200 € par famille pour la garde d’enfant. La demande pourra être effectuée à partir du 26 avril 2021.

SOS garde d’enfants : accompagner les familles

La fermeture des structures telles que les crèches ou halte-garderies ont conduit les parents à chercher des solutions pour garder leurs enfants tout en poursuivant leurs activités. Pour ceux qui ne peuvent pas télétravailler, la Région propose une aide forfaitaire de 200 € par famille, et ce, quel que soit le nombre d’enfants. Cette aide permettra de faire appel aux services d’une assistante maternelle ou une structure de service à la personne agréées pour la période de restriction, comprise entre le 4 avril et le 3 mai 2021*.

Chaque famille doit être domiciliée dans le Grand Est et ne pas pouvoir bénéficier du télétravail ni d’aucun autre mode de garde alternatif à la garde en crèche (aide familiale, etc).

Conditions pour faire votre demande

*La Région Grand Est pourrait être amenée à prolonger le dispositif d’aide, en fonction des décisions qui seront prises et concluront à un arrêt ou un maintien des restrictions.

 

 

Faites éclore vos initiatives en faveur de la biodiversité du Grand Est !

Le collectif régional en faveur de la biodiversité du Grand Est lance la plateforme pour la Biodiversité du Grand Est. En valorisant la connaissance sur la biodiversité  et en mettant en relation les acteurs engagés pour sa protection, elle poursuit plusieurs objectifs :

  • Informer, les porteurs de projets, les professionnels de la biodiversité (collectivités territoriales, établissements publics, associations, bureaux d’étude, entreprises) et le grand public ;
  • Inciter à l’action / favoriser l’engagement par la mise à disposition d’outils pédagogiques ;
  • Faire connaître les actions mises en œuvre par les acteurs territoriaux ;
  • Mettre en réseau les acteurs, via l’annuaire ;
  • Aider à la décision, via la diffusion d’informations interprétées et analysées.

Vous avez des projets, vous êtes engagés et œuvrez à votre échelle en faveur de la biodiversité ? Alors engagez-vous et faites éclore vos projets !

Inscrivez-vous et découvrez la plateforme biodiversité

Le collectif régional, une interface avec le national

Le collectif régional est une instance de gouvernance rassemblant la Région Grand Est, l’État, les Agences de l’eau (Rhin-Meuse, Seine-Normandie et Rhône-Méditérannée-Corse) et la direction régionale de l’Office Français de la Biodiversité. Il contribue à la mise en cohérence et à l’évolution des politiques publiques en matière de biodiversité à l’échelle régionale. Il joue le rôle d’interface avec le niveau national.

Il assure entre autre, le pilotage de programmes tels que :

  • La plateforme Biodiversité
  • L’Observatoire Grand est de la Biodiversité (OGEB)
  • La Trame Verte et Bleue (TVB)
  • Les Atlas de la Biodiversité Communaux (ABC)
  • Les Plans Nationaux d’Action
  • Le suivi des espèces exotiques envahissantes (EEE)

Télécharger la stratégie régional pour la biodiversité en Grand Est

Première commande de trains à hydrogène en France : une étape historique !

Les Régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie lancent la première commande de trains bi-mode électrique – hydrogène en France. Une étape historique dans la baisse des émissions de CO2 du transport ferroviaire au service des voyageurs, des territoires et du développement d’un écosystème hydrogène et d’une filière d’avenir !

SNCF Voyageurs commande à Alstom, pour le compte des 4 Régions, les 12 premiers trains bi-mode électrique – hydrogène issus de la gamme Coradia Polyvalent pour Régiolis développée par Alstom, pour un montant total de près de 190 millions d’euros. Après les trains utilisant les technologies vapeur, thermique, puis électrique, il s’agit du début d’une véritable révolution dans la mobilité ferroviaire. Cette première nationale contribue à l’ambition de transition énergétique visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et le bruit, enjeu soutenu par l’Etat français au travers de son plan Hydrogène initié en juin 2018. Il s’inscrit pleinement dans le programme PLANETER, la démarche de réduction de l’impact environnemental des mobilités régionales de SNCF Voyageurs, fondée sur la conviction qu’avec plus de TER, il y aura beaucoup moins de CO2. Par ailleurs d’autres Régions ont d’ores et déjà fait part de leur intérêt pour participer au projet dans un second temps.

Cette commande officielle de trains à hydrogène pour la France marque l’aboutissement de deux ans de travail commun entre les différents acteurs de ce projet. Le train Coradia Polyvalent bi-mode électrique hydrogène permet de répondre à la mixité du réseau ferré national et bénéficie d’une autonomie pouvant aller jusqu’à 600 km sur les portions de lignes non électrifiées. Composé de 4 voitures, ce train de 72 mètres offre une capacité totale de 218 places assises et les mêmes performances dynamiques et de confort que la version bi-mode électrique-diesel.

Près de 400 Coradia Polyvalent bi-mode électrique-thermique et tout électrique ont été commandés par les Régions françaises depuis 2011. Le développement et la fabrication des Coradia Polyvalent mobilisent plus de 2 000 emplois en France chez Alstom et ses fournisseurs. Six des 15 sites d’Alstom en France participent au projet : Reichshoffen (67) pour la conception et l’assemblage, Ornans (25) pour les moteurs, Le Creusot (71) pour les bogies, Tarbes (65) pour les chaînes de traction, Villeurbanne (69) pour l’informatique embarquée et Saint-Ouen (93) pour le design.

proximitéVotre région proche de vous

Recherche mobile