Newsletter « Au fil du dialogue interreligieux novembre 2021 »

Newsletter de la Région Grand Est consacrée au dialogue interreligieux

Sommaire :

– Parcours de montée en compétence sur le fait religieux « Religions démêlées »

-Cérémonie de la pose de la première pierre de la mosquée de la Fraternité

-10 ans du Groupe interreligieux de Haguenau

-Troyes : Assises de la Maison Rachi

– Voyage de découverte du bouddhisme

– Conférences

-Agenda des fêtes religieuses

Newsletter « Au fil du dialogue interreligieux »

Newsletter « Au fil du dialogue interreligieux octobre 2021 »

Newsletter de la Région Grand Est consacrée au dialogue interreligieux

Sommaire :

-Séminaire du Conseil régional des jeunes

-Études religieuses à faculté de théologie catholique

-Albert Schweitzer, une statue au cœur de la ville

-Exposition : Les pèlerinages dans les religions

-Expositions : Quatre siècles d’histoire au féminin,

-Conférences : DECERE, Amitié judéo-chrétienne de Colmar

-Marche de la fraternité de Haguenau

-Découverte du bouddhisme en Alsace

-Agenda des fêtes religieuses

Newsletter « Au fil du dialogue interreligieux »

13ème Rendez-Vous avec les Religions : entretien avec le Père Étienne Uberall

Le 13ème Rendez-Vous avec les Religions aura lieu le 12 septembre prochain et proposera au public une exposition sur le pèlerinage dans les religions. A cette occasion, nous sommes allés à la rencontre du Père Étienne Uberall, curé des paroisses Saint-Pierre-le-Vieux et Saint-Jean,  cheville ouvrière de ce rendez-vous.

Père Étienne, bonjour. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur le Rendez-Vous avec les Religions ?

Le Rendez-vous avec les Religions est un rendez-vous proposé au grand public par l’ensemble des traditions religieuses strasbourgeoises qui ont fait le choix du dialogue interreligieux, à savoir les chrétiens, catholiques, protestants et orthodoxes, les juifs, les musulmans, les bouddhistes, les hindouistes et les baha’is. Ce rendez-vous est né il y a 14 ans à l’initiative du Comité interreligieux auprès du Conseil Régional *. Il en est à sa 13ème édition, puisqu’il n’a pas pu avoir lieu en 2020 pour cause de pandémie. Durant une après-midi, nous nous rassemblons et proposons au public d’appréhender ce dialogue par de multiples expressions telles que la musique, les témoignages, la peinture et la calligraphie, sans oublier le partage de différentes saveurs, de pâtisseries et de boissons. C’est un rendez-vous très festif où il est aussi de tradition que nous chantions un chant tous ensemble !

Mettre en valeur le vivre-ensemble interreligieux, c’est cela le but ?

Oui, c’est cela ! Nous accueillons plusieurs centaines de personnes lors de ce Rendez-vous avec les Religions : des habitués, mais aussi ceux qui découvrent l’évènement. Ils sont d’ailleurs souvent surpris de voir qu’un tel rendez-vous existe. Pour moi, il est toujours très intéressant d’échanger avec ces personnes…

L’intérêt de cette journée réside autant dans l’écoute de témoignages, de chants et de musique que dans les multiples rencontres qui ont lieu au hasard des tables et des ateliers. Des personnes issues de traditions différentes, ou d’aucune tradition religieuse d’ailleurs, s’écoutent et partagent un moment ensemble.

Suite à votre rencontre avec le Grand Témoin de cette édition, Sofiane Boubahlouli, vous avez souhaité, avec votre équipe, mettre en place une exposition sur les pèlerinages dans les huit traditions dont vous avez parlé précédemment : pouvez-vous nous dire comment a été mené le travail qui a abouti à cette exposition et avec quels outils le public va pouvoir l’aborder ?

Effectivement, nous nous sommes rendus compte, lors de notre rencontre avec Sofiane, que les religions avaient, parmi d’autres points communs, celui du pèlerinage, même si cette dimension est plus ou moins présente dans chaque tradition. Nous avons constitué un petit groupe de travail dont le but a été de présenter le sens du pèlerinage dans chaque tradition religieuse ainsi que les lieux de pèlerinage, puisque qui dit pèlerinage dit déplacement vers un lieu souvent considéré comme sacré. Nous avons réalisé une exposition ** constituée de vingt panneaux avec textes et photos qui sera présentée pour la première fois lors de ce Rendez-vous avec les Religions. À celle-ci s’ajoute un livret gratuit qui reprend les panneaux de l’exposition ainsi qu’un texte spirituel, de prière ou de méditation selon les religions. Enfin, huit éditions de l’émission Polychrome sur la radio RCF Alsace (adresse du site en bas de cette page) ont été consacrées à cette exposition.

Le mot « pèlerin » vient du latin « peregrinus » qui signifie « étranger, celui qui est d’un autre pays ».  Pourtant le pèlerinage semble être d’abord un cheminement avec soi-même.  Est-ce à dire que nous allons à la rencontre de celui que nous sommes et que d’une certaine manière nous sommes aussi un peu étranger à nous-même ? Est-ce que vous verriez le pèlerinage comme cela ?

Il y a plusieurs dimensions dans le pèlerinage. C’est un chemin entre un lieu de départ et un but. Nous quittons un lieu pour atteindre une destination et retrouver d’autres personnes. La démarche est souvent communautaire, la plupart des pèlerinages s’effectuant en groupe ou en communauté de croyants. Même dans le cas où le pèlerinage est accompli de manière plus individuelle – comme dans le cas du chemin de Saint-Jacques de Compostelle – le pèlerin rencontre sur sa route de nombreuses personnes qui cheminent comme lui, il n’est jamais totalement isolé. Dans tous les cas, le pèlerin effectue une démarche intérieure. Quand je disais « il y a un départ et une arrivée », cela concerne aussi la personne elle-même : on n’est pas le même avant et après un pèlerinage.  Le déplacement physique est toujours signe d’un déplacement intérieur.  Même les personnes qui ne peuvent pas marcher, lors d’un pèlerinage à Lourdes par exemple, vivent un déplacement intérieur très fort.

Etes-vous vous-même allé en pèlerinage ? Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Je n’ai pas fait de grands pèlerinages comme celui de Saint-Jacques de Compostelle mais il y a de nombreuses années j’ai animé, dans le cadre de revues religieuses, des croisières qui s’appelaient « Sur les pas de Saint-Paul » au cours desquelles il s’agissait d’aller sur les pas de l’apôtre Paul en Grèce, en Turquie, en Syrie, à Malte, en Terre Sainte, à Jérusalem.

Et puis, dans les paroisses où j’interviens, il y a toujours au moins une journée annuelle de pèlerinage avec les paroissiens (environ 200 personnes). On y vit tout ce qui s’attache à ces notions de parcours, de prière personnelle et de rencontres communautaires en allant vers un lieu où l’on découvre toujours quelque chose. Nous nous rendons dans des lieux de pèlerinages alsaciens : notre région compte de nombreux lieux de pèlerinages catholiques consacrés à la Vierge Marie comme le Mont Sainte-Odile, Marienthal, Thierenbach ou Notre-Dame du Chêne à Plobsheim qui est à moins de 15 kilomètres de Strasbourg et que l’on présente souvent comme le plus ancien lieu de pèlerinage marial même si cela tient plus de la tradition que de la vérité historique…

Et qu’est-ce que cela vous apporte à vous en tant que croyant, en tant qu’homme, de faire ces pèlerinages ? Encore une fois la rencontre ?

Oui, il y a la rencontre avec Dieu comme croyant, c’est un temps où l’on est seul avec soi-même et où l’on est convié à la prière. Et puis la rencontre de l’autre et pour un croyant, la rencontre de l’autre, c’est toujours aussi la rencontre avec Dieu car c’est dans le visage de l’autre que nous, chrétiens, nous reconnaissons Jésus Christ. C’est en rencontrant l’autre que nous rencontrons le Christ lui-même. Pour moi faire un pèlerinage avec d’autres personnes, c’est marcher ensemble et c’est aussi affronter la difficulté ensemble ; ainsi quand on gravit un chemin qui monte et que nous sommes obligés d’être attentifs les uns aux autres, que nous aidons ceux qui ont davantage de mal à avancer, que nous attendons les derniers, etc., il y une attention à l’autre qui s’établit.  Quand on « pèlerine » ensemble, on est forcé d’être toujours attentif à ce que fait l’autre.

Le dialogue interreligieux au sein duquel vous êtes très actif depuis de nombreuses années est à la source de ce Rendez-vous avec les Religions ; en tant qu’homme d’église, qu’est-ce que ce dialogue, cette rencontre avec d’autres croyances vous apporte et vous a apporté ?

Ce que cela apporte, c’est de se rendre compte que nous avons de nombreuses dimensions communes. En premier lieu, la conviction qu’il y a un Dieu, même si on l’appelle autrement, même si on va vers lui par des chemins différents. Pour aller plus loin dans le dialogue interreligieux, je pourrais même dire « une transcendance », « une force au-dessus de nous ». Cela nous conduit à vivre, dans chaque religion, une dimension spirituelle : nous essayons tous de vivre en faisant grandir ce qui est à l’intérieur de nous-même. Enfin, nous appelons tous à aimer les autres, même si cette exigence n’est pas toujours vécue comme nous le souhaitons. Chaque tradition religieuse peut aussi donner lieu au repli sur soi ou à des réflexes identitaires.

La véritable différence ne se situe pas forcément entre les croyants de différentes traditions mais, au sein de chaque religion, entre ceux qui sont convaincus de la nécessité de s’ouvrir à l’autre et ceux qui sont convaincus que leur manière de croire est le seul chemin possible vers Dieu. L’ennemi du dialogue interreligieux, c’est cela. Cela ne signifie pas que la pratique du dialogue interreligieux conduise à relativiser sa propre foi. Au contraire – pour en avoir souvent parlé avec des confrères catholiques engagés dans le dialogue interreligieux – plus on rencontre des personnes qui croient autrement que nous, plus on est conforté dans notre manière de croire. Je me sens fortement chrétien quand je parle avec des personnes d’autres traditions sans pour autant croire que ma religion est l’unique, sans croire que nous détenions la seule vérité, mais en me disant que je suis heureux du chemin qui est le mien. Et même au sein de la tradition chrétienne, si je parle avec un protestant ou un orthodoxe, je suis heureux d’être catholique sans me dire qu’eux-mêmes sont dans l’erreur. Je peux reconnaître qu’il y a des chemins différents tout en étant conforté dans ma propre manière de vivre la foi en Dieu. C’est cela qui est passionnant dans le dialogue interreligieux.

À partir du moment où l’on ne cherche pas à convertir l’autre, on est tout à fait prêt à recevoir ce qu’il a à dire. Ce qui ne veut pas dire que c’est toujours simple car il existe bien des sujets sur lesquels nous ne sommes pas d’accord mais quand on a décidé d’écouter l’autre, on peut justement parler de ces choses au sujet desquelles nous sommes en désaccord.

Nous allons terminer notre entretien sur un point que nous n’avons pas évoqué : ce sont les marches interreligieuses justement qui, pour plusieurs d’entre elles, ont eu comme point de départ le siège de la Région Grand Est. Ces marches interreligieuses, vous les présentez avec les pèlerinages, pourquoi ? Est-ce qu’il s’agissait là aussi d’une forme de pèlerinage ?

En tous les cas, ces marches avaient les dimensions du pèlerinage : marcher ensemble d’un endroit à un autre. Ces marches ont eu lieu, en général, lors de moments où nous étions tous très atteints par des évènements du monde qui étaient difficiles à vivre. Il nous semblait important de montrer d’une manière symbolique que les religions et leurs responsables n’étaient pas simplement capables de protester mais qu’ils pouvaient aussi avancer ensemble vers une plus grande fraternité entre les Hommes. Le départ s’est souvent fait à partir du Siège du Conseil Régional car c’est un endroit où nous nous sommes régulièrement réunis au sein du Comité interreligieux et nous avions pour but le Conseil de l’Europe parce que c’est un lieu emblématique de la construction de la paix.

Une dernière information ?

Oui, tous les bénévoles qui ont œuvré pour que ce rendez-vous soit une réussite vous proposent de devenir, l’espace de quelques demies-heures, un pèlerin et de les rejoindre en allant d’un lieu de culte à un autre du 6 au 11 septembre, de 18h à 18h30 ! N’hésitez pas à nous accompagner et à partager avec nous ce moment ! Voir programme : www.grandest.fr/dialogue-interreligieux/

Site RCF : https://rcf.fr/vie-spirituelle/polychrome?page=1

*Etienne Uberall est membre fondateur du Comité interreligieux auprès de la Région Grand Est qui regroupe huit traditions religieuses présentes sur son territoire et dont le but est de valoriser le dialogue interreligieux.

**Si vous souhaitez présenter cette exposition dans votre lieu de culte, merci d’envoyer un mail à cette adresse :

 

Newsletter « Au fil du dialogue interreligieux août 2021 »

Newsletter de la Région Grand Est consacrée au dialogue interreligieux

Sommaire :

-Visite du Cardinal Parolin à Strasbourg

-A vos agendas :

  • Exposition à l’Église du Temple Neuf : « Bishnoïs »
  • Le jardin interreligieux de Valff
  • 13ème Rendez-vous avec les Religions
  • Festival Voix et route romane
  • Chagall, le passeur de lumière

-Le couscous de Lilia Bensedrine-Thabet

-Agenda :  les fêtes religieuses du mois d’août

Au fil du dialogue interreligieux

Newsletter août 2021 : le couscous de Lilia Bensedrine-Thabet

La recette traditionnelle de Ommik Sannafa est la référence des recettes tunisiennes :

Dans une marmite à couscous, mettre l’huile d’olive, un oignon émincé, des morceaux de viande d’agneau, sel, poivre, harissa et épices à couscous. Faire revenir. Ajouter le concentré de tomate, les pois chiches (trempées), un grand verre d’eau et laisser cuire pendant 20mn. A jouter ensuite les légumes, selon votre gout, pommes de terre, carottes, navets, courge, courgettes… Rajouter un litre et demi d’eau. Porter à ébullition puis laisser mijoter. Humidifier le couscous avec un peu d’eau fraiche et un filet d’huile d’olive. Le verser dans le couscoussier (Kiskas). Adapter le couscoussier à la marmite et laisser cuire. Quand la viande et les légumes sont cuits, vider le couscous dans un récipient, prélever le bouillon, arroser le couscous. Laisser la graine bien gonfler. Garnir et servir.

Newsletter « Au fil du dialogue interreligieux juillet 2021 »

Newsletter de la Région Grand Est consacrée au dialogue interreligieux

Sommaire :

  • Edito : « Ce que nos mères et nos grands-mères nous ont transmis de la cuisine » par Dorah Husselstein
  • Recette du « gefilte fish »
  • Chaîne YouTube du dialogue interreligieux
  • Recette du « pain nappé au porc façon Toutie »
  • A vos agendas :
    • Centre Pompidou-Metz,
    • Nuit des Musées
  • Agenda : les fêtes religieuses du mois de juillet

Au fil du dialogue interreligieux

 

Newsletter juillet 2021 : recette du pain au porc « façon Toutie »

Ingrédients :

200 grammes de viande de porc haché (de préférence de la poitrine de porc)

1 oignon

1 œuf

1 cuillerée à soupe de sauce soja

1 cuillerée à soupe d’huile

2 pincées de sel, du poivre

1 verre d’eau

1 baguette coupée en petites rondelles ( si possible de deux ou trois jours)

Préparation :

Mélangez les ingrédients sauf les morceaux de pain

Laissez reposer 30 minutes

Chauffez le four à 200 degrés

Étalez la farce sur les tranches de pain

Mettez au four entre 15 et 25 minutes

C’est prêt quand c’est bien doré !

 

 

Newsletter de juillet 2021 : recette du gefilte fish

Dans les recettes traditionnelles de gefilte fish le poisson est haché sur une planche en bois, ensuite incorporé à une pâte fine (à base de chapelure de matza – pain azyme -), et bouilli avec des oignons et des carottes. Comme son nom l’indique, le gefilte fisch est une farce sous forme de boulette (gefüllte en allemand signifie « rempli » ou « farci »).  Il est alors coupé en rondelles pour être accompagné d’une rondelle de carotte et de sauce au raifort  Le raifort peut être soit doux (de couleur violette car coupé à la betterave) soit de couleur blanche (beaucoup plus relevé car nature).

Ingrédients :

2kg de chair de poisson (type colin, cabillaud)

4 oignons moyens doux

2 carottes

2 œufs

3 cuillères à soupe de farine de pain azyme

1 cuillère à soupe de sucre, de la poudre d’amande

2 cuillères à café de sel (environ, préférable de commencer par une cuillère et de goûter), du poivre

Préparation :

Vérifier la chair du poisson, il ne doit pas y avoir d’arête. Coupez-la en morceaux puis mixez la finement avec deux oignons.

Ajoutez deux œufs, la farine de pain azyme, le sel, le poivre et la poudre d’amande. Bien mélanger pour obtenir une consistance homogène, un peu pâteuse.

Épluchez les carottes et les deux oignons. Les découper en fines lamelles et les poser au fond d’une marmite.

Faites des boulettes avec la préparation (une vingtaine environ) et posez-les délicatement dans la marmite au-dessus de carottes et des oignons.

Versez doucement de l’eau dans la marmite (verser dans les coins où il n’y a pas de boulettes pour ne pas les abîmer), les recouvrir complètement.

Poivrez, salez légèrement le bouillon et ajouter une cuillère à soupe de poudre d’amandes. Mettez sur le feu et faites cuire 45 minutes à petit feu à partir de l’ébullition.

Écumez si besoin pendant la cuisson. Lorsque les boulettes sont cuites, les retirer délicatement à l’aide d’une écumoire et les laisser refroidir dans un plat. Les conserver dans une boîte hermétique avec du bouillon pour éviter qu’elles ne s’assèchent.

Newsletter « Au fil du dialogue interreligieux juin 2021 »

Newsletter de la Région Grand Est consacrée au dialogue interreligieux

Sommaire :

  • Merci ! Un an déjà !
  • Prolongation de l’exposition Chagall au Centre Pompidou-Metz
  • Religions démêlées : « Rendez-vous à la mosquée »
  • 9ème édition des Sacrées Journées
  • Conférence « La résilience d’une foi partagée »
  • Agenda : les fêtes religieuses du mois de juin

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