Une école dédiée à l’intelligence artificielle en santé à Nancy

La première école IA Microsoft powered by Simplon, financée par la Région Grand Est et hébergée au sein du Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Nancy, a été inaugurée par Valérie Debord le 13 février dernier. Les 24 apprenants de cette promotion seront spécialisés sur le secteur de la santé.

L’ouverture de cette école, qui formera des techniciens en intelligence artificielle et en data dans le cadre d’un cursus de 19 mois (dont 7 mois de formation intensive et 12 mois en contrat de professionnalisation dans une entreprise partenaire de Microsoft), est la première mais elle ne sera pas la seule. La Région Grand Est a, en effet, choisi d’ouvrir 3 sites en 2020 : après Nancy, Strasbourg et Reims sont également sur la rampe de lancement. Une ampleur inédite pour une Région !

Ce partenariat avec Simplon/Microsoft et Pôle Emploi s’inscrit naturellement dans le cadre du plan « Intelligence artificielle Grand Est » présenté par le Président Rottner en juin 2019, et plus particulièrement dans son volet « compétences ».

L’automatisation des processus robotisés (RPA) et l’intelligence artificielle sont devenues, en quelques années, des passages obligés pour améliorer la performance des organisations et, partant, la compétitivité de nos entreprises. Cette formation vise donc un double-objectif :

  • Anticiper les besoins en compétences sur le territoire
  • Renforcer l’attractivité du Grand Est pour des entreprises innovantes en recherche de nouvelles implantations

Le choix du secteur de la santé, thématique d’excellence du Grand Est, s’est vite imposé lors des premiers contacts avec l’écosystème nancéien, comme le précise Bernard Dupont, directeur général du CHRU

« Déployer de manière concrète l’intelligence artificielle dans les différentes activités hospitalières constitue une orientation stratégique du CHRU de Nancy. C’est le sens du partenariat que nous avons noué avec Microsoft et Simplon, qui a abouti à l’implantation de l’École IA Microsoft au cœur de l’établissement. Unique en France et innovante à la fois par sa localisation et sa thématisation sectorielle autour de la santé, cette école offrira des ressources opérationnelles clés pour soutenir la dynamique forte du CHRU fondée sur l’IA et le numérique et, au-delà, répondra aux besoins de l’ensemble du territoire et de ses différents acteurs économiques, de recherche et de développement. » 

A Nancy, les 24 apprenants de l’École IA Microsoft travailleront donc sur des cas d’usages et data fournies par le CHRU et auront ainsi à imaginer des solutions autour de trois thématiques :

  • Le traitement des données de santé
  • Le renforcement des performances des soignants
  • L’amélioration du parcours des soignés

Cette école s’adresse aux personnes en recherche d’emploi ayant des connaissances en langage de programmation et un niveau mathématiques équivalent à une terminale scientifique, sans prérequis de diplôme ou d’âge. Un effort particulier est porté sur la mixité : il est en effet impératif que les futurs concepteurs des programmes IA ne soient pas que des hommes. La formatrice est d’ailleurs une jeune doctorante en programmation informatique très brillante de l’Université de Lorraine, Noura Benhajji.

 

Le concours d’innovation interne G1ID a fait carton plein pour sa 1ère édition !

Parmi les premières initiatives de la Délégation à l’Innovation et à la Modernisation de l’Action publique (DIMAP) figurait l’organisation d’un concours interne pour libérer la créativité des agents et résoudre un certain nombre d’irritants, ces petits dysfonctionnements dont les solutions pouvaient être trouvées en interne, afin d’améliorer le service rendu aux usagers.

Lancé en octobre 2019, G1ID a vite fait son chemin puisque 244 idées ont été réceptionnées entre le 1er octobre et le 15 novembre 2019 : 111 émises par des agents des Hôtels et Maisons de la Région et 133 par les agents des lycées. 20% avaient été proposées par des équipes. A noter que les femmes ont été plus prolifiques que les hommes puisqu’on leur doit 59% des propositions.

En termes d’objectifs, une très large majorité de ces propositions visaient à améliorer le fonctionnement de la Région (47%) ou la qualité du travail des agents (40%) tandis que seules 12% entendaient améliorer le service rendu aux usagers.

Ces nombreuses propositions ont d’abord été départagées par un jury de présélection composé de 14 agents tirés au sort sur les listes du personnel de la Région. Il s’est réuni le 25 novembre pour retenir 3 idées dans chaque catégorie.

Ces 6 finalistes sont ensuite allés directement présenter leur projet au jury final, présidé par Jean ROTTNER, qui a désigné un lauréat pour la catégorie des « agents des lycées »,  un lauréat pour la catégorie des « agents des maisons et hôtels de Région »  et a également attribué 2 prix spéciaux : « Management » et « Numérique ».

Les noms des lauréats ont été dévoilés lors des cérémonies des vœux du Président aux agents. Ils ont remporté chacun 500 € (ou 1 000€ à partager pour les équipes) et la Région s’est engagée à mettre  leur idée en œuvre en 2020, avec leur aide.

Voici les 4 propositions lauréates

  • Créer une bourse d’échange de matériel, Prix des agents des Lycées (Armand Peverini)
  • Favoriser le covoiturage dans la plateforme de réservation des moyens de transports, Prix des Hôtels et Maisons des Régions (Clémentine Laurent) 
  • Créer dans les Maisons des Régions des postes de chef de projet territorial, pour faciliter l’accompagnement des projets complexes auprès des acteurs locaux en lien avec les agents instructeurs, Prix spécial Management (Didier Exbrayat, Hélène Muller-Delahaye, Christine Roulle, Richard Lubin)
  • Créer une application qui permette de trouver un bureau où s’installer lorsque l’on rend sur un site de la Région autre que son lieu de travail, Prix spécial Numérique (Vincent le Person, Edwina Morize)

En règle général, un certain nombre de thématiques prioritaires ont émergé à l’occasion de ce concours, qui traduisent bien les préoccupations des collaborateurs de la Région : on retrouve ainsi le respect de l’environnement, avec de nombreuses propositions pour réduire l’empreinte carbone de la collectivité (papeterie, déchets, carton, bouteilles plastiques, véhicules électriques…), l’amélioration des modalités d’accueil des nouveaux arrivants, le besoin d’échanger (de biens sous-utilisés, mais aussi des informations et des bonnes pratiques) ou encore la nécessité de pouvoir découvrir d’autres horizons professionnels grâce à des immersions temporaires dans d’autres services.

A l’issue de ce concours, les chantiers de mise en œuvre des idées lauréates ont été ouverts. Mais si elles sont prioritaires, ces idées primées ne seront pas les seules à être mises en application. Un travail de sélection d’autres idées à mettre en œuvre sera donc effectué. En attendant la 2ème édition…

 

 

 

La Région Grand Est expérimente son premier voicebot !

Après une première expérience en 2019 avec Ernest, chatbot* testé sur le site institutionnel Grandest.fr, la Direction du Numérique et la Délégation à l’Innovation ont souhaité travailler sur un dispositif qui intègre la voix et ont proposé à la startup messine Vivoka de créer un voicebot pour un POC (Proof of Concept) avec la Direction des Ressources Humaines.

La solution, qui sera intégrée à l’intranet C L’Est, uniquement accessible aux 7 500 collaborateurs de la région Grand Est,  devrait donc être capable d’interpréter les requêtes exprimées par la voix ou par écrit, l’interaction (vocale notamment) étant rendue possible par l’intégration d’une technologie d’intelligence artificielle (reconnaissance du langage naturelle) dont Vivoka est devenu en quelques années un vrai spécialiste.

Présente au CES depuis 3 ans et récompensé cette année par un Innovation Award dans la catégorie Smart Home, Vivoka est notamment très présent sur le segment de l’hôtellerie où la reconnaissance vocale permet d’enrichir l’expérience client (domotique, commande de petit déjeuner, réservation d’un restaurant ou d’un taxi).

Ce POC rempli aujourd’hui plusieurs objectifs :

  • Sensibiliser les agents de la Région à l’émergence d’outils d’intelligence artificielle et leur permettre de proposer de nouveaux cas d’usages, en interne ou en relation avec les usagers;
  • Aider Vivoka à tester sa solution au sein d’une collectivité territoriale pour investir ce nouveau segment de marché;
  • Tester cette nouvelle technologie dans une perspective de simplification des accès à l’information ou aux dispositifs régionaux.

Ce dernier objectif est particulièrement important car la dématérialisation progressive de l’ensemble des démarches administratives pose la question de la fracture numérique, 13 millions de Français n’ayant pas à ce jour accès au numérique. Or la voix constitue une nouvelle étape dans l’interaction avec la machine après les claviers et les écrans tactiles. Un voie qui prend de l’ampleur grâce aux assistants vocaux ou aux système de commande vocale dans les véhicules.

 

* agent conversationnel virtuel capable de répondre à une question par écrit

Les RoboTech Girls’ Weeks, ça redémarre en 2020, du 9 mars au 3 avril !

La saison 1 avait permis de mettre en relation 250 collégiennes et lycéennes du Grand Est avec une dizaine d’entreprise de la Tech, de la Robotique ou du numérique. Des secteurs qui offrent de nombreuses opportunités de débouchés où les femmes sont encore trop peu nombreuses : seulement 13% dans le numérique par exemple, si l’on retire les postes dans les fonctions support pour se concentrer sur le coeur de métier.

RoboTech Girls’ Weeks repart donc en 2020 avec une campagne de recrutement des entreprises pour élargir son vivier de candidates. Cette belle opération est née en 2017 d’une initiative de l’Association Robotique Entrepreneur Junior qui milite en Alsace pour la formation des plus jeunes (et en particulier des filles) à la programmation robotique et d’un partenariat entre la CCI Alsace Métropole, l’Agence Régionale d’Innovation Grand Enov et l’Académie de Strasbourg.

Du 9 avril au 3 mai 2020, les entreprises peuvent opter pour 3 formats :

  • une visite de site
  • une intervention dans un établissement scolaire
  • un atelier dans le cadre d’un salon de l’orientation

Les entreprises volontaires sont alors accompagnées pour monter une action en lien avec un établissement scolaire à proximité de leur implantation.

Cette opération est désormais inscrite dans la Convention entre la Région, Grand Enov et le Syntec numérique pour renforcer l’attractivité régionale dans les métiers de pointe et accompagner le développement des Entreprises de Services Numériques (ESN) du Grand Est qui font face à une forte pénurie de compétences.

La Région Grand Est, collectivité chef de file en matière de développement économique, est également aujourd’hui compétente en matière d’orientation et entend faciliter, par tous les moyens, la découverte des nouveaux métiers aux collégiens et lycéens du Grand Est tout en oeuvrant en faveur d’une plus grande mixité dans ces domaines.

Les visites d’entreprise, les rencontre avec des étudiantes ou des professionnelles sont un bon moyen de créer le déclic, de susciter de la curiosité voire de créer des vocations chez ces jeunes pour lesquels les choix d’orientation sont encore bien abstraits. Et, pourquoi pas, de détecter les talents numériques de demain !

 

RoboTech accompagne les collégiennes vers les métiers numériques

Proposée par l’association alsacienne Robotic Entrepreneur Junior, RoboTech est une opération qui associe la Région, la CCI Grand Est et le Rectorat de Strasbourg pour sensibiliser les collégiennes et lycéennes aux métiers du numérique. Avec deux objectifs : améliorer la mixité de ce secteur fortement créateur d’emplois et accroître le vivier des compétences disponibles pour les entreprises régionales.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de Convention tripartite entre la Région, l’Agence régionale d’évaluation (Grand Enov) et le Syntec numérique et s’articule chaque année autour de deux séquences : visites d’entreprise pendant la semaine de l’industrie (mars/avril) et accueil sur un salon professionnel pendant la semaine école/entreprises (novembre).

Une première séquence s’est déroulée en mars 2019 : elle a permis à 200 collégiennes et lycéennes de visiter des entreprises alsaciennes (Hager, l’IRCAD, Cuisines Schmidt…) Un partenariat avec l’atelier Google Numérique à Nancy a également permis de monter une session d’information aux métiers numériques en avril 2019.

La semaine dernière, ce sont 25 élèves de 4ème du Collège Gérard de Nerval de Village Neuf (68) et deux élèves de BTS du lycée Jean Mermoz de Saint-Louis (68) qui ont été accueillies au salon Industries BE4.0 Industries du Futur au Parc des Expositions de Mulhouse. Pendant plus de deux heures, les  jeunes filles ont pu découvrir les technologies robotiques ou les automatismes exposés sur les stands d’Engie, EDF, Siemens, Addi Data et Clemessy. Mais également tester un escape game en réalité vituelle sur le stand du Syntec numérique avec Keyveo.

Elles ont, ensuite, pu échanger avec des étudiantes ou de jeunes professionnelles (ingénieures, cheffes de produit, alternantes…) sur les parcours et les formations nécessaires pour intégrer ces nouveaux métiers hightech. Sans oublier une rencontre très enjouée sur le stand de la Région Grand Est avec le Président Jean Rottner, la vice-présidente à l’innovation Lilla Mérabet et la Secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Panier Runacher.

Prochaine étape : en mars 2020 des visites d’entreprises seront organisées pour approfondir le lien et, pourquoi pas, envisager d’y effectuer des stages de 3ème  l’année suivante. Ce dispositif a bien sûr à s’étendre sur toute la Région Grand Est et nous recherchons dès à présente des entreprises et des établissements scolaires candidats pour mars et novembre 2020. Les vocations se préparent tôt !

 

La Région Grand Est s’engage pour l’emploi avec le Syntec numérique

Dans le cadre de sa stratégie de Smart Region, la Région Grand Est a noué un partenariat avec le Syntec Numérique et Grand Enov, l’Agence Régionale d’Innovation, pour enrichir sa réflexion et élaborer un cadre d’action global qui permette de déployer des initiatives concrètes sur l’ensemble du périmètre régional. Il vient d’aboutir à la signature d’une Convention tripartite, adoptée en Commission permanente le 22 novembre.

Le Syntec numérique est un acteur essentiel en France car il représente les Entreprises de Services du Numérique (éditeurs de logiciels, sociétés de conseil en technologies, agences web) soit 2 000 entreprises adhérentes qui réalisent 80% du chiffre d’affaires total du secteur (56,3 Mds € et 474 000 employés). Le numérique est en effet un secteur en pleine croissance (+4,2% en 2019) et un catalyseur de la digitalisation du reste de l’économie : 474 000 emplois numériques ont été créés en France en 2018.

L’apport du Syntec pour accompagner les transitions numériques, écologiques et managériales indispensables au renforcement de l’attractivité du Grand Est, dans un contexte transfrontalier qui agit à la fois comme un moteur mais aussi comme un « aspirateur » de talents et de compétences, constitue donc une véritable opportunité.

Cette convention tripartite s’inscrit autour de 3 priorités majeures :

Fédérer et renforcer l’écosystème numérique 

Issue de la fusion de trois régions, l’écosystème numérique du Grand Est reste à unifier dans l’optique d’une plus grande visibilité et d’une meilleure cohérence d’action au niveau national et international. L’enjeu est ici de permettre aux clusters numériques territoriaux de se fédérer, tout en conservant leur ancrage et leur pertinence territoriale.

Développer les compétences, la formation et l’emploi

 « Se former pour se transformer » : c’est cette cette conviction qui constitue le fil rouge de ce 2ème axe.  La Région assume une responsabilité particulière dans l’accompagnement des apprenants (lycéens, étudiants, adultes en reconversion) et des demandeurs d’emplois qui doivent acquérir des compétences numériques ou s’orienter vers des métiers qui offre de nombreux débouchés. Cette Convention propose à cet égard plusieurs pistes d’action pour mieux faire connaître les métiers et les formations, sensibiliser les plus jeunes (et notamment les jeunes filles, encore trop peu nombreuses) ou faciliter l’appréhension des technologies émergentes par les entreprises (intelligence artificielle et RPA, Robotic Process Automation).

L’objectif est naturellement d’élargir les viviers de compétences pour répondre aux besoins aigus de talents exprimées par les entreprises régionales, soumises par ailleurs à une forte concurrence des pays frontaliers (Suisse, Luxembourg, Allemagne dans une moindre mesure) en termes de rémunération. Et de permettre au secteur numérique de disposer des moyens humains suffisants pour accompagner la transformation digitale du reste de l’économie régionale.

 Cette Convention tripartite intègre également un volet relatif au Pacte Productif, un cadre de mesures gouvernemental qui vise à atteindre le plein emploi en 2025. Le Syntec numérique a en effet proposé au Gouvernement de généraliser au plan national et d’élargir à d’autres secteurs « Numéric Emploi Grand Est » (NEGE). Ce dispositif partenarial, né en Région Alsace en 2013, permet de sélectionner, de former et de réinsérer des demandeurs d’emplois (jeunes sans formation ni qualification, informaticiens en reconversion) en fédérant les acteurs régionaux (Région, Pôle Emploi, clusters numériques, entreprises).

Le succès de NEGE, qui vise notamment à répondre aux besoins en compétences sur les métiers en tension et s’appuie sur une plateforme numérique de mise en relation entre demandeurs d’emplois et entreprises, est incontestable (500 dossiers traités par an, 200 stagiaires et un taux de retour à l’emploi de 90%). L’objectif est aujourd’hui de le transformer en outil de reconversion anticipatif, agile et adapté aux besoins de chaque territoire pour former massivement aux métiers ou aux compétences numériques afin de faciliter les transitions professionnelles dans des secteurs en forte mutation (banque, automobile, industrie manufacturière…)

Faciliter les usages et la transformation numérique des territoires

Au-delà des dispositifs de soutien à l’innovation, la Région Grand Est et Grand Enov travaillent conjointement sur des technologies émergentes (plan intelligence artificielle, structuration de la filière numérique -Cloud de confiance, objets connectés, blockchain, cybersécurité… -) ou sur des filières prioritaires (énergie, santé, industrie du futur, bioéconomie, mobilités) issues du SRDEII. Des domaines où l’expertise technique et la capacité de prospective du Syntec sont indéniablement nécessaires.

La transformation digitale, si elle n’épargne aucun secteur de l’économie marchande ou non marchande, impacte également tous les types d’entreprises, de la TPE en passant par l’exploitation agricole ou l’artisan. Il est essentiel d’adresser l’ensemble du tissu entrepreneurial régional et le Syntec peut y contribuer en diffusant sa vision et en mobilisant sa capacité de conseil.

Dernier enjeu, celui de l’accompagnement des territoires. Il s’agit de faciliter le déploiement de services numériques pour simplifier le quotidien de nos administrés, en lien avec les communes, EPCI et départements et ce, tout en favorisant le développement des offreurs de solutions régionaux. Pour cela, il est nécessaire de mieux faire connaître l’offre technologique régionale, en expérimentant, par exemple, dans le cadre d’un encouragement de la télémédecine, la création de forums (ou salons) régionaux qui permettent de faire se rencontrer la demande (élus, services, communauté médicale) et l’offre (start-up, entreprises).

Cette convention, qui constitue une première étape, ouvre de nombreuses perspectives pour tous les partenaires et offre au Grand Est une plus grande lisibilité et visibilité de ses actions, où l’innovation n’est jamais un objectif en soi mais un moyen – puissant – au service de l’action publique. Elle sera signée le 26 novembre prochain à Strasbourg.

 

 

 

 

La Région Grand Est récompensée au Sénat

La Région Grand Est, dont le Président était représenté par Fanny Giussani, conseillère régionale déléguée à l’expérimentation en matière d’emploi, a reçu le mercredi 13 novembre, un Prix Territoria d’Or lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans les salons de la Présidence du Sénat.

Ce Prix, décerné dans la catégorie « Innovation managériale », vient récompenser une initiative menée par la Direction à l’Orientation, à la Formation et à l’Emploi (DOFE), en lien avec la Direction du Numérique (DN) et la Délégation à l’Innovation et à la Modernisation de l’Action Publique (DIMAP) unique pour une région : la création d’un service numérique en mode « startup ».

Cette expérimentation a consisté à détacher un agent (en occurrence notre collègue Edwina Morize, du site de Metz) pendant 6 mois de ses fonctions pour lui permettre de se consacrer à la création d’un outil numérique en étant accompagné par un coach et un développeur (un expert en codage informatique) et en utilisant les méthodes de travail qui prévalent dans les entreprises innovantes que sont les startups : immersion terrain pour comprendre les besoins des futurs utilisateurs, définition rapide des premières fonctionnalités et test d’une version provisoire (version beta), primauté accordée à l’expérience utilisateur (facilité d’utilisation, disponibilité, réactivité, simplicité de l’interface…)

C’est donc une toute nouvelle méthodologie de projet qu’a pu expérimenter Edwina en intégrant l’équipe de l’incubateur public Beta.Gouv qui accompagne depuis quelques années des agents de la Fonction publique d’Etat ou de départements pilotes (Calvados, Pas-de-Calais…) L’objectif de cet incubateur est ensuite de faciliter la généralisation des solutions numériques (appelées startups d’Etat) puisqu’elles sont développées en open source (c’est-à-dire sans licence propriétaire payante).

Pour la Région, l’objectif est évidemment de capitaliser sur cette expérience et ces nouvelles ressources méthodologiques pour créer une forme d’incubateur interne de services numériques afin d’aider les directions métiers à adopter les bons réflexes dans la gestion d’un projet digital.

Sur le fond, le choix a été fait de se saisir d’une problématique qui constitue l’une des grandes priorités du mandat régional : l’insertion professionnelle des demandeurs d’emplois. Autour d’un constat : un an après la sortie de formation, 60% seulement des personnes bénéficiaires ont pu retrouver une situation professionnelle stable.

En 6 mois, Edwina a créé « Trait d’Union », une plateforme numérique qui permet de faire « matcher » besoins en compétences des entreprises et recherches d’emploi sur un territoire donné en organisant la rencontre (virtuelle puis physique) des candidats (demandeurs d’emplois et entreprises) en amont du financement de la formation. Un choix qui a été opéré après avoir enquêté auprès des toutes les parties prenantes qui a montré que la motivation était plus forte lorsqu’on connait son futur environnement de travail. Les premiers tests sur le bassins d’emplois de Metz et de Nancy sont concluants et Pôle Emploi souhaite aujourd’hui généraliser cet outil.

Cette belle expérience sera présentée par Edwina à l’occasion de la semaine de l’innovation publique (25/30 novembre) lors d’un atelier intitulé « et les usagers dans tout ça ? »

GéoGrandEst consacre une journée aux données de santé

Qualifier la santé des citoyens, identifier les pathologies particulières ou localisées, mesurer l’impact de l’environnement sur la santé, anticiper et organiser des services de santé pertinents… Voilà les enjeux et les questions que se posent de nombreux acteurs de notre territoire pour des politiques publiques adaptées et concertées. A ces fins, il est utile, voire indispensable, de bien connaître les données de santé disponibles et d’y accéder pour les exploiter. C’est l’objet de la prochaine journée d’animation GéoGrandEst qui sera consacrée aux données de la santé pour améliorer notre connaissance mais aussi pour faire le lien avec la plateforme. Avec la participation de l’Agence Régionale de Santé et des acteurs des données du domaine de la santé, nous vous proposons une journée d’animation sur le thème des données santé le mardi 3 décembre 2019 de 10h30 à 16h30 à l’Hôtel de la Région à Châlons-en-Champagne (5, rue de Jéricho – Salle des assemblées).

Cette rencontre permettra notamment de nous interroger sur les besoins des données santé : Quelles données ? Où les trouver ? Comment les utiliser ? Elle laissera par ailleurs une grande place aux échanges et discussions afin de répondre au mieux aux interrogations que vous vous posez.

Pour faciliter les déplacements, nous prévoyons un bus entre la gare Bezannes (Champagne Ardenne TGV) et Châlons-en-Champagne. Les horaires sont calés sur ceux des trains en provenance et à destination de Strasbourg et Lorraine le matin et le soir :

  • Matin: départ en bus de Bezannes vers 9h30. (Strasbourg (Départ 7h59) – Lorraine TGV (Départ 8h42) => Arrivée à Bezannes à 9h24)
  • Soir: départ en bus de Châlons-en-Champagne vers 16h30 (Bezannes (Départ 17h36) => Arrivée Lorraine TGV  18h01 – Strasbourg 19h01)

N’attendez pas et inscrivez-vous via le formulaire en ligne avant le 25 novembre 2019 ! Pour rester informés, pensez également à vous abonner à la newsletter GéoGrandEst !!!

Religions 4.0 : les Assises interreligieuses du Grand Est se mettent à l’heure du numérique

Spécificité liée au maintien du Concordat dans les départements d’Alsace-Moselle, la Région Grand Est perpétue la tradition d’un dialogue interreligieux en écho à une laïcité comprise comme un lien public, ouvert et positif.

Le Comité interreligieux réunit régulièrement des représentants des différentes familles religieuses et spirituelles présentes sur le territoire en leur offrant la possibilité d’avoir, entre eux, un dialogue régulier, ouvert et respectueux. Ce Comité entend avant tout promouvoir une meilleure compréhension de l’autre, de ses croyances et de sa culture. Il participe donc à la  promotion d’initiatives, d’actions et de rendez-vous prônant le dialogue interreligieux et interculturel. Il est, enfin,  une instance d’information et de formation, avec une fonction de veille et d’interpellation.

C’est dans ce cadre que Catherine Zuber et Odile Barreault, conseillères régionales et co-animatrices du Comité interreligieux auprès de la Région Grand Est, ouvriront, le mercredi 13 novembre 2019  les Assises interreligieuses  au siège de la Région, à Strasbourg.

Pour sa sixième édition, La Région Grand Est et le Comité interreligieux ont choisi de consacrer ces Assises à la thématique : « Les religions à l’heure numérique ». Pour cela, ils ont fait appel à M. David Douyère, Professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Tours.  Il échangera, après une introduction sur chaque thème, avec les représentants des cultes et, en fin de matinée, avec le public.

Ces Assises, qui ont vocation à faire se rencontrer les communautés issues des différentes religions et les groupes de dialogues interreligieux sont ouvertes au grand public.

Programme 

09h30 : Accueil

10h00 : Ouverture des Assises puis intervention de M. David Douyère

10h15 : Individualité – Le numérique change-t-il la nature de l’homme et son rapport au divin ?

10h45 : Ethique – Internet a-t-il une éthique ou n’est-ce qu’un outil de communication ?

11h15 : Pause

11h30 : Fondamentalisme – le web est-il un espace d’ouverture à l’autre ou de repli identitaire ?

12h00 : Divulgation – Répondant à une logique technique et industrielle, le numérique réduit-il nos capacités de réflexion ?

12h30 : Echanges avec la salle

 

La Région Grand Est lance G1ID son concours d’innovation en interne

Entre le 1er octobre et le 15 novembre, la Région organise un concours d’idées à destination de ses agents pour améliorer le fonctionnement de la Région, le travail de ses agents et le service rendu aux usagers. Parce que « ceux qui font sont ceux qui savent » et que nous avons la conviction qu’il faut offrir la possibilité à nos agents de devenir les acteurs de la transformation de notre institution.

Cette initiative est portée par la nouvelle Délégation à l’Innovation et à la Modernisation de l’Action publique (DIMAP) qui accompagnera la mise en oeuvre des propositions des lauréats. Les modalités de participation ont été volontairement laissées très ouvertes pour permettre au plus grand nombre de s’exprimer : tous les champs de compétence de la Région sont concernés.

Les projets finalistes seront présélectionnés par des jurys composés d’agents qui se réuniront pendant la semaine de l’innovation publique. Le jury final, présidé par Jean Rottner, décernera plusieurs Prix (dont un pour les agents des lycées et un autre pour les agents des Maisons de Région) dotés d’une récompense de 500€ à titre individuel et 1 000 euros pour une équipe.

« Start New Level » : Bizz and Buzz revient du 15 au 17 octobre en Alsace !

C’est la 6ème édition de ce Bizz and Buzz, désormais co-organisé par la CCI Alsace Eurométropole et l’Eurométropole de Strasbourg. Le Festival du numérique alsacien permet, chaque année, aux professionnels du secteur de partager et apprendre à exploiter le numérique dans leur activité. Conférences inspirantes, découvertes des lieux totem, master class : le programme 2019 révèle de belles surprises. Avec un parrain emblématique : Luc Soler, CEO de Visible Patient, la spin off de l’Institut pour la Recherche contre le Cancer Digestif (IRCAD) qui cartographie le corps humain en 3D.

Réparties entre Strasbourg, Mulhouse, Rouffach, Molheim, Ostwald et Strasbourg, les conférences abordent les grandes thématiques de l’actu numérique : IoT et 5G (Epitech Strasbourg), Tech for Good (CCI Strasbourg), IA et Data pour les TPE/PME (Maison de l’Artisanat, Colmar) le commerce demain (Mulhouse). A noter également, une conférence « Femmes et numérique » à l’Amphi UFR Maths de l’Université de Strasbourg le 17/10 à 17h30.

Mais Bizz and Buzz, c’est aussi le « Off » le 17/10 avec des portes ouvertes (KM0 à Mulhouse ou 3ma Group à Rouffach) ou des parcours numériques (Déambulation sonore guidée au Shadock à Strasbourg).

Bref, un programme très riche à découvrir sur leur site http://bizzandbuzz.alsace/ 

 

Faire de nos villes moyennes des championnes du numérique !

La Région Grand Est était de nouveau au SIIVIM, le salon de l’innovation des villes médianes (moins de 100 000 habitants) à Nevers cette année, représentée par Elisabeth Del Genini conseillère régionale déléguée aux villes moyennes. L’objectif de ce salon : montrer que les villes médianes sont la bonne strate pour en faire des villes intelligentes. Rassembler une offre technologique adaptée à leurs besoins (et à leurs budgets) dans des domaines aussi variés que la mobilité, la participation citoyenne, le stationnement intelligent ou la santé. Le SIIVIM propose ainsi de nombreux parcours thématiques guidés, dans un véritable décor immersif, qui permettent aux décideurs – élus ou responsables de services – de mieux appréhender les services numériques qu’ils peuvent proposer à leurs concitoyens.

Dans son intervention en conférence d’ouverture, aux côtés de la Présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté, Elisabeth Del Genini a évoqué les grandes lignes du Pacte Villes moyennes, un dispositif d’accompagnement de la Région Grand Est pour nos 37 villes sur des thématiques variées (commerce de centre-ville, la santé, développement économique…) où l’innovation joue un rôle moteur. A l’image de la collaboration nouée avec la Chaire Entrepreneuriat Territoire Innovation (ETI) qui promeut un modèle idéal de « ville du quart d’heure » : une ville à taille humaine où chacun peut vivre, travailler, s’éduquer et se divertir dans un périmètre de proximité qui permet d’engager une forme de démobilité.

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