Lancement de la formation IFAS – Eva Santé à Metz

Mardi 5 octobre, Jean Rottner, Président de la Région Grand Est, Virginie Cayré, Directrice Générale de l’ARS Grand Est, Vanessa Diriart, Présidente de Galileo Global Education France, ont inauguré L’IFAS – Éva Santé, le premier Institut de Formation d’Aides-Soignants en France à 70% digital et par apprentissage à Metz.

En unissant leurs forces et savoir-faire, les trois partenaires ont souhaité innover et faire évoluer la pédagogie pour augmenter le nombre de personnes en formation. Objectif : répondre au manque de main d’œuvre dans le secteur des services à la personne. Une première promotion de plus de 30 apprentis a ainsi fait sa rentrée début octobre.

D’une durée de 18 mois, cette formation va faciliter l’accès aux étudiants éloignés des centres villes et simplifier l’accueil d’apprentis dans les établissements distants des centres de formation. L’ensemble du dispositif, tant pédagogique que d’accompagnement des participants, permet d’attirer de nouveaux publics, susciter des vocations et stimuler l’attractivité du métier. Accessible à plus de personnes, formant davantage d’aides-soignants et plus vite, cette formation répond aux attentes des potentiels étudiants : proximité, employabilité et rémunération. Plus de 200 personnes ont ainsi entamé le processus de candidature en moins de 3 mois, pour obtenir à l’issue de cette période de 18 mois, un Diplôme d’État d’Aide-Soignant (DEAS).

La formation

La formation est ouverte aux personnes de plus de 17 ans à la date d’entrée. Celles-ci doivent fournir un certificat médical établi par un médecin agréé attestant de la compatibilité de leur état de santé avec l’exercice de la profession ainsi qu’une attestation médicale de vaccinations obligatoires.

L’apprentissage devient une voie privilégiée pour devenir aide-soignant car il permet aux candidats d’être rémunérés et d’avoir une formation essentiellement pratique, sur le terrain, soutenue et enrichie par la formation théorique. Les apprentis sont rémunérés entre 27% du Smic (17/18 ans) et 100% du Smic (plus de 26 ans).

3 sessions sont prévues :
Session d’octobre : rentrée le 4 octobre 2021
Session de janvier : rentrée le 3 janvier 2022
Session d’avril : rentrée le 4 avril 2022

Compétente en matière de formation professionnelle, la Région Grand Est, aux côtés de l’ARS, a accompagné le projet de l’IFAS – EVA Santé depuis ses débuts, avec un objectif en ligne de mire : répondre au plus vite aux besoins en recrutement. Cette inauguration est le fruit d’un travail partenarial qui a permis l’émergence d’une première en France avec un apprentissage en majorité digital.

Avec ses 124 instituts de formation sanitaire rattachés à 47 établissements hospitaliers ou associations, le Grand Est dispose d’outils efficaces pour former aux métiers du secteur sanitaire et social. Dès la rentrée 2020/2021, la Région a augmenté les capacités de formation de plus de 830 places, dans les professions d’aide-soignant, d’infirmier, d’infirmier de spécialité et de manipulateur radio. Pour 2021/2022, 1 518 places de formation supplémentaires sont ouvertes.

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Lutte contre la précarité menstruelle : 50 lycées pilotes en Grand Est !

Parce que plus de 10% de la population féminine des 15-29 ans se retrouve en situation de précarité menstruelle, la Région a décidé d’agir en lançant une expérimentation dans 50 lycées du Grand Est : l’installation de distributeurs et l’approvisionnement des infirmeries en protections périodiques gratuites. 20 000 lycéennes sont ainsi potentiellement concernées.

La précarité menstruelle, c’est quoi ?

La précarité menstruelle, c’est ne pas avoir les moyens d’acheter des protections périodiques et des produits d’hygiène pendant ses règles ou devoir faire un choix avec d’autres achats de première nécessité. Au lycée notamment, le problème est devenu flagrant.

La lutte contre la précarité menstruelle constitue à la fois un enjeu de santé publique, d’égalité entre les genres et d’égalité des chances, de justice sociale et d’éducation.

50 établissements pilotes

L’opération de lutte contre la précarité menstruelle dans les lycées du Grand Est a vu le jour sous l’impulsion des jeunes des Conseils académiques de la vie lycéenne (CAVL) et du Conseil régional des Jeunes (CrJ) qui ont demandé aux élus du Conseil régional la mise à disposition gratuite de protections périodiques pour toutes les lycéennes du territoire.

La Région a donc proposé une expérimentation au cours de l’année scolaire 2021-2022. Elle est menée au sein d’un panel représentatif de 50 lycées des trois académies de la région, en collaboration avec des professionnels de l’Éducation nationale.

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Santé : des soins pour tous et partout

Une meilleure synergie entre les professionnels, les dispositifs et les services de santé, constitue la clé d’un accès égal aux soins sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi la Région s’implique avec convictions pour accompagner l’installation de professionnels médicaux, anticiper les besoins en formation et accompagner les projets d’éducation et de promotion de la santé.

Lutter contre les déserts médicaux : la Région va encore plus loin !

Souhaitant renforcer son soutien aux professionnels de santé ayant un projet d’installation dans les zones rurales, la Région présentera pour la première fois une aide à la création de cabinets et de centres de santé. Voté à l’occasion de la Commission permanente du 10 septembre, un budget de plus de 406 000 euros permettra ainsi de soutenir sept projets de création :

  • cabinets médicaux à Sainte-Marie-du-Lac-Nuisement (51) et Orschwihr (68)
  • maison médicale à Beine-Nauroy (51)
  • centre de kinésithérapie avec balnéothérapie à La Villeneuve-au-Chêne (10)
  • maisons de santé à Chanteheux (54) et à Villers-la-Montagne (54)
  • extension de locaux et achat de matériel pour un projet pluridisciplinaire à Hayange (57)

En parallèle, la Région reconduit ses aides santé. Celles destinées aux internes de médecine générale qui réalisent leurs stages dans les zones en tension médicale et celles pour le soutien à la création de Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP). Ce sont ainsi 100 internes en médecine générale qui pourront compter sur une aide pour réaliser leur stage, pour un montant total de plus de 157 000 euros. Une enveloppe de 283 000 euros a également été votée pour la création de deux MSP à Vézelize (54) ainsi qu’à Neufchef (57) et pour l’extension de celles de Clermont-en-Argonne (55) et de Pont-à-Mousson (54).

Des habitudes de vie saines et un meilleur capital santé !

La Région Grand Est soutient des actions d’éducation, de prévention et de promotion de la santé : valorisation de la marche et du vélo, promotion d’activités sportives et de pleine nature, sensibilisation à une alimentation saine, lutte contre l’obésité, etc. Elle accompagne à hauteur de près de 60 000 euros onze projets qui encouragent le sport santé et le bien-être.

Parer à la pénurie d’infirmiers

Afin d’accroître le nombre de personnels infirmiers, la Région alloue près de 180 000 euros pour le projet de création d’un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) de la 2e chance. Il permettra à des étudiants, qui avaient suspendu leurs études à cause de difficultés liées à la crise sanitaire (financières, familiales, organisationnelles), de terminer leur cursus, moyennant un aménagement de leur formation. L’Institut sera rattaché au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Nancy.

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Aide soignant, un métier d’avenir

A la rentrée 2021-2022, 50% de places supplémentaires pour se former au métier d’aide soignant seront disponibles en Grand Est ; soit 1 000 places supplémentaires toutes voies de formation confondues. Une augmentation de l’offre de formation pour :

  • répondre au vieillissement démographique et améliorer les conditions de prise en charge de ces personnes. Près de 93 000 postes supplémentaires devront être créés dans les 5 prochaines années (2020-2024) au niveau national
  • accompagner les personnes en perte d’autonomie
  • pourvoir les postes vacants, 260 000 professionnels devront être formés sur la même période.

Plus de 50 lieux de formation pour se former au métier d’aide-soignant en Grand Est

De nouvelles modalités de sélection

  • Gratuité des frais de sélection
  • Suppression de l’entretien de sélection au profit de l’examen du seul dossier écrit.

Prise en charge des coûts de formation

Jeunes en poursuite d’études, demandeurs d’emploi, la Région Grand Est peut financer votre formation sous certaines conditions

Nouveau référentiel

  • Le diplôme d’Etat d’Aide-Soignant (DEAS) confère désormais un niveau BAC (niv IV)
  • Dans la Fonction Publique, ce sont désormais des emplois de catégorie B

Apprentissage

En 2021, l’admission est directe sans sélection pour les candidats ayant signé un contrat d’apprentissage.

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