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Sep 26
Sommaire

    À travers cette visite, une conviction : les investissements considérables engagés par la Région pour développer le ferroviaire doivent aussi contribuer à préserver des savoir-faire industriels et renforcer la souveraineté productive française et européenne.

    Nos trains créent aussi des emplois localement. Premier client des Régiolis en France, le Grand Est entend désormais aller plus loin dans la structuration d’une véritable filière ferroviaire régionale.

    À Reichshoffen, le train est aussi une industrie

    Lorsque l’on parle de ferroviaire, on parle d’abord de voyageurs, de fréquences, de régularité et de nouvelles dessertes. Mais avant de circuler, un train doit être conçu, assemblé, testé et entretenu. À Reichshoffen, CAF emploie plus de 800 personnes et s’appuie sur un réseau de plus de 230 fournisseurs alsaciens, représentant près de 700 emplois indirects selon les données communiquées par l’entreprise. Le site poursuit actuellement ses recrutements pour accompagner son activité.

    Le Grand Est, premier client français des Régiolis

    La Région dispose d’un levier considérable : sa propre commande. Depuis 2009, le Grand Est a commandé 82 rames Régiolis pour un investissement actualisé de 914 millions d’euros, représentant ainsi le premier client régional de cette série de matériel et constituant le premier parc français de cette gamme (avec les 19 rames Coradia Liner transférées par l’Etat). 16 nouvelles rames seront commandées avant fin 2026. Le parc Régiolis du Grand Est représentera alors un quart des 467 rames commandées au niveau national. La Région a également participé au développement et à l’expérimentation de nouvelles solutions technologiques permettant de préparer le matériel ferroviaire de demain.

    Cette relation entre commande publique, innovation et industrie constitue un enjeu majeur.  Le ferroviaire doit être regardé comme un tout : une politique de mobilité pour les habitants, une politique de décarbonation pour le territoire et une politique industrielle pour l’économie régionale.

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    Crédit : J-L Stadler-RGE

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    Crédit : J-L Stadler-RGE

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    Crédit : J-L Stadler-RGE

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    Crédit : J-L Stadler-RGE

    De Reichshoffen à une véritable filière ferroviaire Grand Est

    L’enjeu dépasse cependant le seul site de Reichshoffen. Le Grand Est accueille des entreprises spécialisées dans la mécanique, l’électronique, les équipements, l’ingénierie ou encore la maintenance ferroviaire. Ces savoir-faire constituent un potentiel industriel important mais encore insuffisamment identifié et structuré à l’échelle régionale. La Région a déjà engagé avec les industriels et la Fédération des industries ferroviaires un travail visant à cartographier ces compétences, identifier les besoins et favoriser l’émergence de projets communs.

    Cette visite doit permettre de franchir une nouvelle étape : faire de ces entreprises un écosystème industriel plus visible, capable de travailler avec les grands donneurs d’ordre et de conquérir de nouveaux marchés. L’objectif n’est pas de construire une filière dépendante des seules commandes du Grand Est. Il est au contraire de permettre aux entreprises régionales de s’appuyer sur le marché ferroviaire français et européen pour se développer.

    La bataille industrielle sera aussi une bataille des compétences

    Cette ambition suppose enfin de disposer des femmes et des hommes capables de produire. CAF a encore organisé début septembre, avec France Travail et ses partenaires, une opération de recrutement d’agents de montage, assortie d’une formation préalable à la prise de poste. Soudeurs, électriciens, techniciens d’essais, spécialistes de la qualité, logisticiens, agents de montage ou ingénieurs : la filière ferroviaire mobilise une grande diversité de compétences industrielles. C’est précisément à l’intersection des responsabilités régionales que se situe l’enjeu : identifier les emplois dont les entreprises ont besoin, adapter les formations et permettre aux habitants du Grand Est d’accéder à ces métiers. La Région entend donc renforcer le dialogue entre les industriels, les organismes de formation et les acteurs de l’emploi afin d’anticiper les besoins plutôt que de subir demain des pénuries de compétences.

    Faire du ferroviaire un moteur de la réindustrialisation européenne

    Dans les prochaines années, la France et l’Europe vont devoir investir massivement dans leurs infrastructures et leurs matériels ferroviaires pour répondre aux besoins de mobilité et atteindre leurs objectifs de décarbonation. Cette perspective représente une opportunité industrielle majeure. Pour le Grand Est, situé au cœur des grands corridors européens et disposant déjà de compétences ferroviaires reconnues, l’enjeu est de prendre toute sa part à cette dynamique.

    Le ferroviaire doit être simultanément un moteur de la transition écologique et de la réindustrialisation européenne.