21
Oct 26
Sommaire

    Depuis le début du mois d’octobre, les nouveaux rails prennent place sur la ligne Nancy–Contrexéville. Le 21 octobre 2026, à Ceintrey, la Région Grand Est et ses partenaires ont célébré cette avancée du chantier, qui mobilise actuellement 200 personnes.

    Après la dépose des anciennes installations et un traitement de la plateforme désormais presque achevé, les travaux entrent dans une nouvelle phase. Avec un investissement de 150 millions d’euros, le projet prévoit la rénovation de 75 kilomètres de ligne et la desserte de 12 gares, reliant notamment Nancy, Mirecourt, Vittel et Contrexéville.

    Une ligne modernisée pour accueillir les voyageurs

    Le renouvellement des voies nécessite la pose de 150 kilomètres de rails et de près de 120 000 traverses en béton. Menées par TSO, filiale de NGE, les opérations comprennent également la remise en état de la plateforme ferroviaire et la pose du ballast.

    Le chantier porte aussi sur la rénovation des ouvrages d’art et hydrauliques, la modernisation de la signalisation, des gares et des haltes, ainsi que la sécurisation des passages à niveau : 21 seront fermés et 43 aménagés et automatisés. Ces interventions préparent la reprise des circulations et amélioreront les conditions d’accueil des voyageurs.

    La réalisation et l’exploitation de la ligne ont été confiées à Nova 14, qui réunit NGE Concessions, Transdev et la Banque des Territoires.

    Les savoir-faire du Grand Est au cœur du chantier

    90 % des principaux composants de voie seront produits à moins de 200 kilomètres du tracé.  Les rails seront fournis par Saarstahl Rail à Hayange, en Moselle, et les traverses fabriquées par Sateba à Charmes, dans les Vosges. Cette dernière commande représente une année de travail pour deux équipes de l’usine.

    À Reichshoffen, dans le Bas-Rhin, Vossloh fournira les appareils de voie et leurs systèmes de motorisation. Le ballast proviendra de la carrière de Trapp, à Raon-l’Étape, dans les Vosges.

    Ces approvisionnements de proximité limitent les transports longue distance. Le projet prévoit également le recyclage ou la valorisation de près de 18 000 tonnes de matériaux  issus de l’ancienne infrastructure.

    Des emplois pour les territoires

    Jusqu’à  300 personnes seront mobilisées pendant les travaux, avec un objectif de 10 % en insertion professionnelle. Dès 2025, une campagne de recrutement a été engagée pour 24 postes d’ouvriers polyvalents de travaux publics, accompagnée d’une formation de six semaines.

    La préparation de l’exploitation avance également : la campagne lancée en octobre 2026 pour recruter 24 conducteurs de trains a attiré 130 candidats. À Mirecourt, le futur site de maintenance et de remisage accueillera à terme près de 65 salariés permanents, chargés notamment de la conduite, de la maintenance et de la relation voyageurs.

    Une nouvelle solution pour les déplacements quotidiens

    À sa réouverture, la ligne proposera 14 allers-retours quotidiens, avec un trajet de 1 h 10 entre Nancy et Contrexéville. Environ 550 000 voyageurs sont attendus chaque année.

    Pour aller travailler, étudier ou rejoindre leurs proches, les habitants disposeront ainsi d’une alternative à la voiture. Avec ce projet, la Région Grand Est entend faciliter les déplacements du quotidien et renforcer l’attractivité du sud lorrain et des Vosges.