Participez au Prix régional pour l’Égalité !

Vous faites partie d’une structure collective du Grand Est (entreprise, centre de formation, lycée, établissement d’enseignement supérieur, association, collectivité, etc.) et vous développez des actions en faveur de l’égalité femmes-hommes ? Candidatez au Prix régional pour l’égalité !

Pour la cinquième année consécutive, la Région propose de valoriser sur le territoire du Grand Est, 12 initiatives innovantes en faveur de l’égalité femmes-hommes.

Les conditions pour candidater :

  • Faire partie d’une structure collective (associations, des clubs sportifs, des entreprises, des collectivités locales et des établissements de formation)
  • Avoir son siège social en région Grand Est
  • Ne pas avoir été lauréat les années précédentes
  • Développer une action interne ou initier un projet dans l’un des champs suivants : (Lutte contre les stéréotypes de genre, lutte contre toutes les formes de violences fondées sur le genre (dont les violences sexuelles et sexistes), mise en œuvre de l’égalité femmes-hommes au quotidien, etc.

Quand et comment déposer ma candidature ?

Du 23 mai au 15 juillet 2022 sur le site de participation citoyenne de la Région Grand Est, Ma Région Demain

Et après ?

A l’issue des dépôts de candidatures, 20 projets seront présélectionnés par un jury et soumis à une votation citoyenne via la plateforme de démocratie participative Ma Région Demain, à partir de la fin août 2022. A l’issue de cette phase, les 12 projets ayant obtenu le plus de votes se verront attribués un prix de 4.000€. Les 3 premiers recevront un bonus de 1.000 €.

Pour toute question, contactez-nous à

Plus d’infos sur l’égalité femmes-hommes

Focus sur l’ouvrage « Kaddish pour un prof »

          

« Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers,

Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés… »

En lisant l’ouvrage de Laurence Jost-Lienhard, Kaddish pour un prof, il est difficile de ne pas penser à ce chant magnifique que Jean Ferrat écrivit aussi pour son père, déporté et mort à Auschwitz. Car, dans l’un de ces wagons plombés a été jeté un enseignant dont le nom a pu être rappelé à la mémoire commune par le remarquable travail d’une professeure et de ses élèves.

Et l’ouvrage Kaddish pour un prof est, sous ses airs de livre d’histoire rassemblant documents, photos et témoignages, un ouvrage profondément poignant.

Laurence Jost-Lienhard est une professeure d’histoire passionnée : passionnée par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, par son métier, par le travail qu’elle mène avec ses élèves, par l’Alsace aussi et par ce monde juif d’hier qu’elle a appris à connaître depuis des années en posant questions et actes forts auprès de la communauté juive. Laurence Jost-Lienhard est professeure d’Histoire au lycée Adrien Zeller de Bouxwiller depuis 2003. Elle ne savait pas qu’il y avait eu des victimes de la Shoah au sein de son établissement. Ses élèves non plus, aucun élève d’aucune classe, ne le savaient.

Né d’un travail « titanesque », pour reprendre le terme du Grand Rabbin Harold Weill dans sa préface, cet ouvrage est le fruit de recherches entreprises suite à la découverte, dans les archives du lycée, d’un courrier du 16 juillet 1940 émanant des autorités nazies : document issu de la politique du Judenrein[1], celui-ci demandait à l’autorité allemande présente sur le territoire de Saverne d’effectuer « le recensement des personnels juifs et des « trop francophiles » » de ce qui était, à l’époque, le collège de garçons de Bouxwiller. Dans l’enveloppe qui contenait ce document se trouvaient non seulement la demande mais aussi la réponse et deux noms y retinrent particulièrement l’attention de la professeure : Maurice Bloch (BLOCH Moritz, Oberlehrer) et Max Gugenheim (Rabbiner und Religionslehrer). Curieuse de savoir ce qu’ils étaient devenus, Laurence Jost-Lienhard procéda à quelques recherches dans les archives du Mémorial de la Shoah où elle emmène régulièrement ses élèves.  Elle s’aperçut alors que Maurice Bloch avait été déporté à Auschwitz par le convoi 62 du 20 novembre 1943 et y était mort.

Pourquoi y avait-il des enseignants et des élèves juifs dans le collège de Bouxwiller ? Qui était ce rabbin Gugenheim ? Quelle était leur histoire commune ? Quelles furent leurs histoires personnelles ? Comment ces histoires-là s’écrivent-elles aujourd’hui au sein de la Grande Histoire ?

Durant deux années, les élèves de 1ère et de terminale L, puis un groupe de LRA (Langue Régionale d’Alsace) travaillera au dépouillement de centaines de documents issus des archives du lycée.  Allant de 1919 à 1940, ils couvrent le temps de présence de Maurice Bloch en tant qu’enseignant au collège de Bouxwiller. Mais ils vont aussi permettre de découvrir qu’il y eut des élèves qui furent concernés par la politique du Judenrein et dont certains connurent un destin tragique. Car, dans l’ouvrage Kaddish pour un prof, nous lisons aussi la vie d’autres personnes, familles, amis, élèves de la même classe, tous ayant vécu ou étant passés par Bouxwiller.  Des gens simples qui furent les victimes d’une idéologie abominable et dont, justement, la simplicité devient pour le lecteur un écho de vie reconnaissable tant elle nous est familière.

A ce travail s’ajouteront des recherches dans les registres d’Etat civil, des réponses aux appels à projets proposés par la Région Grand Est dans le cadre de voyages d’études à Auschwitz, des visites au Mémorial de la Shoah, tout un ensemble d’actions qui permettront d’apporter des éléments de connaissance, de réflexion et de compréhension. La découverte des photos de Maurice Bloch et des élèves assassinés sera naturellement le déclencheur le plus fort de l’intérêt que les jeunes porteront à ce projet. En effet, il sera dès lors plus aisé de rendre aux chiffres une part d’humanité en associant des visages, des attitudes et la spécificité d’une manière de s’habiller.  Et grâce à ce travail de fourmi, la vie d’un professeur « enseignant intelligent et bon, connaissant très bien les langues qu’il enseignait, le latin et le grec » se dessinera petit à petit.

En menant cette sorte « d’enquête policière » avec ses élèves, Laurence Jost-Lienhard leur a proposé également de prendre le temps de poser un regard sur « l’Autre », sur celui dont on estime qu’il est différent, celui que les lois rejettent, celui dont l’absence sera marquée à jamais par le sceau de l’incompréhension. Les dernières classes à avoir travaillé sur ce projet ont été les classes de STMG[2]. Toutes proportions gardées, leurs élèves se sentent parfois rejetés car ce sont des classes qui peuvent être mises en marge des filières générales. L’écho s’est donc fait tout seul et la professeure a trouvé là un certain terrain de compréhension de ce que les élèves juifs ont pu ressentir. Des questions ont été posées : « Que peut-on faire pour que cela ne recommence pas ? » dont celle sans réponse : « Comment des hommes peuvent-ils faire cela à d’autres hommes ? ». Ayant gagné en confiance, en solidarité et en humanité, ces élèves ont demandé, à la sortie de leur visite au Mémorial de la Shoah en décembre 2015, à aller au Bataclan tout juste théâtre d’un attentat. Ils ont souhaité partager un moment de silence, pour, peut-être, regarder en face l’horreur de notre temps. Les adolescents accompagnés par Laurence Jost-Lienhard ne sont pas forcément très expressifs mais ils peuvent s’exprimer par leurs actes et sait-on jamais, des graines plantées surgira peut-être plus d’humanité.

Maurice Bloch était un professeur de grec et de latin. Un humaniste dévoué à ses élèves. Lorsque nous demandons à Laurence Jost-Lienhard quelles relations elle a tissées avec lui, elle répond que « presque tous les jours elle passe devant son Stopelstein[3], que c’est un collègue évidemment mais aussi une sorte de grand-père, qu’il est devenu quelqu’un de très proche ». Dans les archives du lycée se trouvent les classeurs qui contiennent les dossiers de tous les professeurs avec les avis de notation. Les documents d’aujourd’hui sont les mêmes que ceux d’hier, le relai a été passé malgré tout. Lorsque les professeurs partent à la retraite, leurs dossiers sont versés aux Archives Départementales mais celui de Laurence Jost- Lienhard ne retrouvera pas celui de Maurice Bloch car son dossier est tout simplement absent de ces archives. Comme celui d’un autre professeur, Lucien Dreyfuss, sur l’histoire duquel une collègue de Marseille a travaillé avec ses élèves et qui fut déporté par le même convoi. Est-ce que les autorités de Vichy ont caché ces dossiers ? Les autorités allemandes ? Le mystère demeure à ce jour….

Le film documentaire Kaddish pour un prof, fruit du travail de plusieurs générations d’élèves et de leur professeur qui met en lumière le destin funeste de Maurice Bloch, a été présenté en novembre 2019 au lycée en présence du grand Rabbin du Bas-Rhin Harold Weill et de membres de la famille de Maurice Bloch.  

Le travail des élèves de 1ère STMG (devenue Terminale SMTG) et de leur professeur a été récompensé par le Prix de la Fondation Annie et Charles Corin en 2020. Il a également été récompensé en 2020 par le Prix d’éducation citoyenne décerné par les membres de l’Ordre national du mérite (section Bas-Rhin).

Dans le cadre de son investissement envers les lycéens du Grand Est autour du travail de mémoire et de la lutte contre l’antisémitisme, l’édition du livre Kaddish pour un prof  a été soutenue par la Région Grand Est. Un exemplaire en a été envoyé à tous les lycées du territoire.

Kaddish pour un prof est paru aux Editions Secrets de Pays, Collection Histoire et Mémoires

[1] Judenrein : Le néologisme « judenrein » (on dit aussi « judenfrei ») aurait été inventé en Autriche, en 1924, par un entraîneur qui se flattait d’avoir une équipe sans juif. Il signifie en effet : « sans juif ».

[2] Sciences et technologies du management et de la gestion

[3] Les Stolpersteine sont une création de l’artiste berlinois Gunter Demnig. Ce sont des pavés de béton de dix centimètres de côté enfoncés dans le sol. La face supérieure est recouverte d’une plaque en laiton qui honore la mémoire d’une victime du nazisme.

Passe-portes, un espace dédié aux couples Chrétiens-Musulmans

Passe-portes, un espace dédié aux couples chrétiens-musulmans

Ce mois-ci nous sommes allés à la rencontre des membres du groupe Passe-Portes. Le rendez-vous est donné à la Maison des Familles Nadi Chaabi avec des personnes catholiques, protestantes et musulmanes, dont la majorité est engagée dans ce travail autour des couples chrétiens-musulmans. Passe-portes n’est pas à ce jour une association mais un groupe qui rassemble depuis huit ans des personnes et couples concernées par les familles ou se mêlent musulmans et chrétiens. Soutenus par des responsables reconnus du dialogue interreligieux qui ont décidé de porter leur attention sur ce fait social non négligeable tant en terme de chiffres que d’évolution sociétale : le mariage (ou la vie commune) mixte. Issu du souhait de travailler ensemble de la Commission protestante de dialogue avec les musulmans et de la Commission diocésaine des relations avec les musulmans, le sujet à traiter est rapidement devenu une évidence : en effet, qui n’a jamais entendu parler des difficultés que les couples mixtes protestants-catholiques ont pu connaître du temps de nos parents, grands-parents ? Même si cela nous renvoie à quelques décennies en arrière, c’est bien par un travail commun protestant-catholique que les choses, petit à petit, ont pu évoluer et que le curseur a pu bouger. Partant de cette expérience, les couples mixtes chrétiens-musulmans pouvaient être au cœur de ce travail commun. « On se retrouve dans le même genre de situation, avec des couples qui ne trouvent pas facilement leur place, quand ce n’est pas un rejet, dans leur communauté. Et pas facile pour les communautés d’accueillir et d’accepter un couple qui a choisi de cheminer avec « les deux fois » sans conversion » souligne Danielle Mathieu-Baranoff, présidente de la Commission protestante. Notons que dès le départ, il ne s’est pas agi de travailler dans un entre-soi chrétien, mais bien d’y associer immédiatement des personnalités musulmanes. Il existe depuis longtemps des préparations au mariage dans les églises chrétiennes, mais pas encore en islam Pourtant, dans le cas des couples mixtes, se poser les questions sur la capacité de l’un à accepter et à respecter l’autre, semble essentiel, au vu de tout ce que la vie peut réserver de regards, d’attitudes et de demandes nouvelles.
« Que va penser ma famille de ce mariage ? Comment va-t-elle accepter cette personne que j’aime ? Que faire si elle ne l’accepte pas ? Comment me faire accepter dans cette nouvelle communauté ? Dois-je me convertir ? Dois-je abandonner ma foi ? » tant de questions peuvent se poser à celui ou celle qui souhaite unir sa vie à une personne qui ne partage pas les mêmes croyances religieuses. Puis avec l’apparition de l’enfant, viennent la question du prénom, de la circoncision -ou non-, de la communauté religieuse à laquelle il ou elle sera relié(e) ou de la liberté de choix qui sera sienne, etc. Puis des points de détail -semble-t-il – comme ce couple de grands-parents qui ne comprennent pas pourquoi, tout à coup, leur belle-fille ne souhaite plus que leurs petits-enfants leur rendent visite sous prétexte qu’il y a du vin sur la table du déjeuner, ce qui est le cas depuis des années d’ailleurs….« Du coup, bon nombre de couple brisent le lien qu’ils entretenaient avec leur propre religion afin d’éviter les problèmes. Mais est-ce la bonne solution, car les problèmes culturels demeurent et demandent aussi à être regardés avec acuité ».
C’est ici que peut intervenir le groupe Passe-Portes : en recevant les personnes en difficultés, en leur indiquant, si elles le souhaitent, le nom de prêtres, diacres, pasteurs ou imams avec qui elles pourront échanger librement, en leur proposant de rencontrer d’autres couples, d’écouter d’autres expériences. En exprimant leurs craintes, en posant les choses, les couples mais aussi les parents, grands-parents etc. trouvent là un espace de dialogue et d’écoute au sein duquel les dogmes, les choses figées n’ont pas leur place. « Dans une vie, rien n’est figé, des solutions naissent, s’inventent, surgissent » comme il est écrit sur la plaquette de Passe-portes. Le but est de conserver le lien avec les familles, de ne pas laisser les choses se déchirer, se détruire. Un père qui ne parle plus à son enfant, une grand-mère qui ne connait pas son petit enfant, les choses peuvent prendre des tours terribles, extrêmement douloureux. Il faut dédramatiser, remettre les choses dans leurs contextes, aller chercher des soutiens, des personnes habilitées à commenter les textes, s’ouvrir encore autrement. Pas toujours facile et d’autant moins facilité si les choses n’ont pas été évoquées dès le début de la vie commune. S’il est difficile d’évaluer le nombre de mariages chrétiens-musulmans, il est certain qu’il s’agit là d’un fait de société non négligeable : aux parents qui pourraient s’en émouvoir : « Vous nous avez élevé avec l’esprit ouvert et maintenant, vous êtes réticents à cette ouverture ! » s’exclament les jeunes pour qui « l’autre » n’est pas forcément exactement le même « autre » que pour les générations précédentes. Alors autant regarder le sujet en face ; cela se fait sans doute grâce à l’apparition de groupes comme celui incarné par Passe-portes mais aussi, sans doute, par la formation des ministres du culte, de quelques traditions religieuses dont ils soient issus. C’est là aussi un des projets de Passe-portes, que de sensibiliser ces derniers à cette thématique. La brochure Passe-Portes, téléchargeable sur le site a été travaillée et éditée en collaboration avec l’UEPAL*, la grande mosquée de Strasbourg, l’église catholique d’Alsace et et l’Église anglicane de Strasbourg. Autant dire que le dialogue interreligieux est ici une condition sine qua non de l’avenir de cette structure. Qu’il l’est aussi pour la construction de couples et de familles heureuses.

Le groupe Passe portes a construit un formidable calendrier Carême-Ramadan 2022 : vous le trouverez sur ce lien : http://calencaram.cheminsdefraternite.com/ et aussi via le site www.passportes.org

*Union des Eglises protestantes d’Alsace et de Lorraine

Vers une coopération avec l’Ukraine

Lors de la Commission Permanente du vendredi 20 mai, le Président du Conseil régional Grand Est, Jean
Rottner, ainsi que les conseillers régionaux, ont  accueilli Tetiana Yehorova, Présidente de l’Oblast de Kharkiv
(Ukraine). A cette occasion, les premiers jalons d’une coopération entre les deux territoires ont été posés.

Les deux collectivités ont en effet signé une déclaration d’intention pour engager des discussions en vue d’un partenariat multiforme :

  • mise en place de dispositifs d’aide solidaire et d’appui adaptés en faveur des populations de la région de Kharkiv,
  • soutien politique et technique réciproque entre les deux institutions régionales, contribution le cas échéant à la reconstruction, et développement des échanges d’expériences et de bonnes pratiques.
  • mise à disposition l’hémicycle du siège de la Région à Strasbourg pour permettre à l’assemblée de la région de Kharkiv de se réunir dans de bonnes conditions de travail.

Par ailleurs, pour venir en aide aux populations civiles en Ukraine et aux réfugiés hors du pays, la Région Grand
Est va également déployer des mesures d’urgence complémentaires à celles votées en mars dernier.

Un soutien de 100 000 euros aux banques alimentaires du Grand Est

Afin d’aider les banques alimentaires à faire face à la crise russo-ukrainienne et à poursuivre leur mission d’intérêt général (notamment par l’achat de denrées alimentaires), la Région accorde un soutien exceptionnel de 10 000 euros à chacune des neuf banques alimentaires du territoire (Reims, Saint-Dizier, Troyes, Charleville-Mezières, Epinal, Nancy, Metz, Strasbourg et Mulhouse) ainsi qu’à l’antenne de Thierville-sur-Meuse.

En première ligne, les banques alimentaires coordonnent aux côtés de la Fédération Européenne des Banques Alimentaires une aide d’urgence à apporter dans les pays frontaliers accueillant des réfugiés. Parmi les actions mises en place : le conditionnement et l’acheminement de l’aide d’urgence et des dons matériels, la collecte des dons financiers via la plateforme https://don.banquealimentaire.org/urgence-ukraine, et l’accueil des réfugiés en collaboration avec les collectivités locales. Elles prévoient de renforcer leurs capacités de production de colis alimentaires pour soutenir dans les prochaines semaines les besoins des populations.

 

Plus de services chez les buralistes

La Région Grand Est et la Confédération des buralistes s’engagent dans un  partenariat pour la période 2022-2024. Objectif : développer de nouveaux métiers et offrir des services répondant aux besoins de la population.

Cette convention prévoit notamment pour les buralistes :

  • La diffusion d’offres de formation destinées aux demandeurs d’emploi afin d’inciter ces derniers à se former pour trouver un emploi. Cette expérimentation sera lancée dès cette année sur trois premiers territoires : Strasbourg, Saint-Dizier et Metz.
  • La vente de titres de transports TER dans certaines communes identifiées par la Région et la SNCF.

En Grand Est, le réseau des buralistes est composé de 1 400 points de vente, en milieu rural notamment puisque
44% des buralistes se trouvent dans des communes de moins de 3 500 habitants. Ces commerces constituent de
véritables lieux de vie, souvent très appréciés des habitants pour la diversité de leurs services et leur large amplitude
horaire.

Label « Ville à vélo du tour de France » : le Grand Est récompensé !

Le label « Ville à Vélo du Tour de France » consacre les collectivités engagées en faveur de la mobilité à vélo. En 2022, 28 villes ont pour la première fois présenté leur candidature, tandis que 6 des 80 villes labellisées en 2021 ont souhaité renouveler leur candidature. Ces villes françaises, danoises, néerlandaises, suisses et luxembourgeoises candidates pour cette deuxième édition ont toutes satisfait aux critères d’évaluation et obtenu un niveau de labellisation en adéquation avec les projets présentés dans les dossiers remis au jury.

Le label est décliné selon quatre niveaux qui sont notamment symbolisés par de petits vélos jaunes apparaissant sur les panneaux que les municipalités labellisées installent aux entrées de la commune.

Pour l’édition 2022, le Grand Est se voit remettre les :
– Label 3 vélos pour les villes de Mulhouse (68) et Rosheim (67).
– Label 2 vélos pour Epernay (51), Reims (51), Bar-le-Duc (55) et Sélestat (67).
– Label 1 vélo pour Tomblaine (54).

One Voice for European Music

Le 6 avril 2022 s’est déroulé au siège de la Région Grand Est à Strasbourg, l’événement One Voice for European Music, point d’étape d’une initiative lancée en 2021 par le CNM pour donner la parole à plus de 30 organisations françaises et européennes du secteur musical.

Plus d’une centaine de participants ont pu assister à cette rencontre, organisée en collaboration avec la Région Grand Est. L’occasion de réunir institutions et acteurs européens du secteur de la musique pour présenter les recommandations des groupes de travail qui se sont réunis entre octobre 2021 et février 2022.

Permanences du camion de la fibre en Champagne-Ardenne et Lorraine et réunions d’information

La Région Grand Est et Losange poursuivent les permanences du camion de la fibre Losange au plus près des territoires, dans les communes où la fibre est déjà opérationnelle et reprennent l’organisation de réunions publiques d’information.

Les permanences, ouvertes à tous les habitants et toutes les entreprises (même hors des communes listées ci-après), proposent de renseigner sur les modalités de raccordement, d’évaluer les besoins en internet ou tout simplement de découvrir les facilités offertes par la fibre optique.

Les réunions publiques d’information s’adressent en particulier aux habitants et professionnels des communes concernées par une prochaine ouverture du réseau régional très haut débit par fibre optique Losange, afin de présenter l’arrivée de la fibre optique dans chaque foyer et entreprise.

Réunions publiques d’information d’ouverture du réseau fibre

  • 16 mai à 18h30 : SAULCES-MONCLIN (08) – Salle communale (1 rue du Grand Fossé).

Pour l’arrivée de la fibre dans les communes d’Attigny, Auboncourt-Vauzelles, Charbogne, Draize, Grandchamp, Justine-Herbigny, Mesmont, Neuvizy, Saint-Lambert-et-Mont-de-Jeux, Saulces-Monclin, Viel-Saint-Rémy, Villers-Le-Tourneur, Wagnon, Wasigny.

  • 18 mai à 18h30 : NOUILLONPONT (55) – Salle des fêtes (rue Philippe Vayringe)

Pour l’arrivée de la fibre dans les communes d’Arrancy-sur-Crusnes, Azannes-et-Soumazannes, Billy-sous-Mangiennes, Dombras, Duzey, Grémilly, Mangiennes, Merles-sur-Loison, Nouillonpont, Pillon, Romagne-sous-les-Côtes, Rouvrois-sur-Othain, Saint-Pierrevillers, Villers-lès-Mangiennes.

Permanences du camion de la fibre

  • 10 mai de 13h à 17h : ELOYES (88) – Parking de la Mairie

En particulier pour Eloyes, mais aussi les communes d’alentour (Communauté de communes de la Porte des Vosges Méridionales).

  • 11 mai de 9h à 12h : SAULCY-SUR-MEURTHE (88) – Mairie

En particulier pour Saulcy-sur-Meurthe, mais aussi les communes d’alentour (Communauté d’agglomération de Saint-Dié).

  • 12 mai de 10h à 15h : DOCELLES (88) – Mairie

En particulier pour Docelles, Faucompierre, Le Roulier, mais aussi les communes d’alentour (Communauté de communes Bruyères – Vallons des Vosges).

  • 17 mai (13h – 17h) : CHAGNY (08) – Grand’Rue

En particulier pour Baâlons, Bouvellemont, Chagy, Jonval, Lametz, La Sabotterie, Tourteron, mais aussi les communes d’alentour (Communauté de communes des Crêtes Préardennaises).

  • 18 mai de 10h à 17h : RENWEZ (08) – Place de la Mairie

En particulier pour Montcornet-en-Ardenne, Renwez, mais aussi les communes d’alentour (Communauté de communes Vallées et Plateau d’Ardenne).

  • 19 mai de 10h à 15h : LE THOUR (08) – Place de la Mairie

En particulier pour Banogne-Recouvrance, Hannogne-Saint-Rémy, Saint-Quentin-le-Petit, Saint-Germainmont, Seraincourt, Sévigny-Waleppe, Villers-devant-Le-Thour, mais aussi les communes d’alentour (Communauté de communes du Pays Rethélois).

En savoir plus sur la fibre en Grand Est

 

 

 

 

Une application pour mesurer la qualité des réseaux

Avec la nouvelle application Mobil t’Est, il est désormais possible de mesurer la qualité de la couverture des réseaux de téléphonie mobile dans le Grand Est. En effet, pour identifier les zones les moins bien desservies dites « zones blanches » ou « zones grises », la Région a développé l’application Mobil t’Est, avec le soutien financier de la Banque des Territoires. Cet outil permettra de mieux connaître la qualité du réseau réellement proposé (d’Edge à 4G) par les quatre opérateurs français en Grand Est – Bouygues Télécom, Free mobile, Orange et SFR – les encourageant à améliorer leurs services.

Mobil t’Est se base sur le principe participatif de la mesure de foule (Crowdsourcing) : c’est la multitude de mesures prises par les usagers qui permet d’être au plus près de la réalité et, le cas échéant, de justifier d’éventuelles évolutions. Aussi, le succès de l’application passera par l’utilisation du plus grand nombre !

L’application garantit l’anonymat des données établies par les utilisateurs. Elle alimentera également une base de données régionale sur l’accessibilité et la qualité de service des réseaux de téléphonie mobile des opérateurs.

Mobil t’Est est téléchargeable sous format Android et iOS.

 

3ème édition du Prix du livre Grand Est : les lauréats dévoilés !

Cette année 70 auteurs, illustrateurs et éditeurs du Grand Est ont participé à la 3ème édition du Prix du Livre Grand Est. Un prix dédié à l’illustration favorisant la reconnaissance et la promotion des talents régionaux, lancé en 2018 par la Région.

Le jury, composé de six membres et présidé par Olivier Guez, journaliste et écrivain lauréat du Prix Renaudot 2017, s’est réuni début avril et a sélectionné trois lauréats ainsi que trois coups de cœur. Le palmarès a été dévoilé vendredi 6 mai 2022 à Strasbourg.

Dans la catégorie « Illustration : BD »

  • Lauréate : Lisa Blumen (nom de plume de Lisa Lecoq) pour Avant l’oubli, bande-dessinée publiée chez L’employé du moi, éditeur indépendant belge.
    Lisa Blumen est née en 1994 à Roubaix. Diplômée des arts décoratifs de Strasbourg (HEAR – Haute école des arts du Rhin), elle alterne sa pratique du dessin entre albums jeunesse, bandes-dessinées, commandes pour la presse et projets de micro éditions. Cette illustratrice strasbourgeoise a obtenu une aide à la création littéraire de la Région pour cet ouvrage, qui est sa toute première bande-dessinée (elle a publié par ailleurs cinq albums jeunesse).
    L’ouvrage Avant l’oubli : La lune se dirige vers la Terre et la collision est désormais inévitable. Face à l’imminence de la disparition du monde, certains règlent leurs petites affaires mais d’autres vont se révéler au contact de leurs semblables, apprendre à se connaître ou tenter d’en profiter tant qu’il est encore temps.
  • Coup de cœur : les éditions 2024 pour Des vivants, de Raphaël Meltz, Louise Moaty et Simon Roussin, bande-dessinée historique. Fondée par deux anciens étudiants de la HEAR, la maison d’édition est basée à Strasbourg et existe depuis plus de 10 ans. Elle décline des ouvrages exigeants et poursuit un travail de recherche de nouveaux talents. Elle est reconnue pour la qualité de son travail et son dynamisme. Les éditions 2024 étaient lauréates lors des 1ère et 2ème éditions du Prix du livre Grand Est.
    La BD Des vivants : Été 1940. A Paris, au musée de l’Homme, des ethnologues se réunissent. Ils posent les bases de la lutte qui mènera à la Libération. Mais ils seront bientôt trahis et, pour la plupart, exécutés.
    Raphaël Meltz et Louise Moaty proposent un scénario d’une profonde intégrité où aucun dialogue n’a été inventé. Simon Roussin, grâce à un dessin d’une grande maîtrise, redonne vie à ces fragments. Ensemble, ils composent une fresque puissante, rigoureuse et émouvante. L’ouvrage a obtenu le Prix spécial du jury au Festival d’Angoulême en 2022.

Dans la catégorie « Illustration : jeunesse »

  • Lauréat : les éditions 3Oeil pour la collection Philonimo, composée de six petits livres d’initiation à la philosophie (trois autres à venir) écrits par Alice Brière-Haquet et illustrés par des illustrateurs différents, la plupart issus de la région.
    Créée en 2016 et installée à Reims, la maison d’édition 3Oeil est spécialisée en illustration, graphisme et fabrication. La collection Philonimo part à la découverte des grands philosophes. Un voyage vers de nouveaux univers graphiques, sans frontière d’âge : six livres, six philosophes et six illustrateurs.
  • Coup de cœur : Saehan Parc pour Papa Ballon, son premier album jeunesse, publié chez 4048 (collection jeunesse des éditions 2024) pour lequel elle a obtenu une aide à la création littéraire de la Région. Saehan Park est née en 1989 en Corée du Sud où elle a puisé ses inspirations dans les manhwas, mangas, comics et BD européennes. Elle a suivi des études en France, notamment à la HEAR dans la section illustration, et y a trouvé son propre style graphique et narratif. Ses illustrations se retrouvent dans le New York Times, Bloomberg businessweek, le Süddeutsche Zeitung, etc. Elle participe également à des expositions collectives et est membre de Louise the women, un collectif d’artistes visuels féminins de Corée.L’ouvrage Papa Ballon : Un beau jour, tous les adultes se retrouvent transformés en ballons de baudruche. Plus de papa pour empêcher Hana de manger une glace, plus de Mamie pour faire pousser les tomates. Hana, Camille, Klaus et Lucas tiennent leurs Papa-Ballons au bras, des papa-ballons impuissants et désarmés devant leurs enfants qui goûtent à cette liberté nouvelle. Un souffle, et le ballon s’envole ! Les enfants prennent la place des parents pour apprendre à grandir… L’ouvrage a obtenu le Prix Révélation Livre Jeunesse de l’ADAGP (société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques) en 2021.

Dans la catégorie « Livres d’artistes, livres d’art et livres objets »

  • Lauréat : l’association La Conserverie, un lieu d’archives (C’était où ? C’était quand ?) pour l’ouvrage Du vent au bout des doigts sur une idée originale d’Anne Delrez.
    Cette association est un point de rencontre dédié à la photographie dite de famille. Elle dispose d’un fonds iconographique composé notamment de dons faits au Conservatoire National de l’Album de Famille. La Conserverie édite régulièrement des ouvrages en écho aux recherches sur la photographie vernaculaire qu’elle mène.
    Du vent au bout des doigts : fruit d’une collecte initiée en 2020, l’ouvrage est un recueil de 80 photographies issues des albums des uns et des autres. Il y est question d’hommes, de femmes, d’enfants et d’oiseaux. De cet oiseau que nous espérons attirer avec un bout de rien, un morceau de confiance et de pain. De cet oiseau qui est là mais bientôt s’envolera, juste après. De tous ces vents et paysages cachés dans ses plumes. Il est question d’hommes, de femmes et d’enfants et de la fierté d’avoir été choisi par un oiseau pour se poser.
  • Coup de cœur : les Éditions du livre pour Bloom, livre pop-up à 360° de Julie Safirstein.
    Cette maison d’édition strasbourgeoise indépendante publie des livres d’artistes pour enfants à l’esthétique géométrique, minimale et colorée. Dans ces ouvrages, la narration naît du dialogue entre l’image et la manipulation de l’objet-livre. Les Éditions du livre défendent un principe manifeste : « La forme du livre, c’est le fond ». Elles étaient lauréates de la 2ème édition du prix du livre Grand Est. Bloom est un livre pop-up circulaire dont les pages s’ouvrent comme des pétales et font apparaître un délicat bouquet de fleurs. Couleurs vives et pastel, superpositions : il suffit de déployer l’ouvrage de Julie Safirstein pour entrer dans un jardin poétique et chromatique. Ce livre pop-up tout en plis fait appel au jeu et à l’imagination.

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Salon virtuel « l’Europe s’invente avec les jeunes du Grand Est »

Mercredi 11 mai de 13h à 18h, dans le cadre du Mois de l’Europe, la Région Grand Est et les Centres Europe Direct organisent avec le soutien de différents acteurs de la mobilité, le salon virtuel « l’Europe s’invente avec les jeunes du Grand Est ». Objectif : faire découvrir aux jeunes les possibilités de mobilités transfrontalières, européennes et internationales à travers des témoignages et des échanges avec des étudiants, des stagiaires ou des volontaires français et européens ayant bénéficié d’une expérience de mobilité. Un live « explore le monde » clôturera cette journée à 17h.

Cet événement est labellisé Année européenne de la jeunesse

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