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Fév 26
Sommaire

    Au total, les travaux de ce chantier représentent plus de 263 millions d’euros, dont 47,4 millions d’euros financés par la Région Grand Est. Ces investissements permettront d’engager la suite du chantier à partir de 2026, dans le cadre d’un partenariat étroit entre l’État, les collectivités territoriales et SNCF Réseau.

    Dernière radiale du bassin parisien encore non électrifiée, la ligne Paris – Troyes – Mulhouse constitue un axe ferroviaire essentiel pour les mobilités du quotidien et l’aménagement du territoire. Elle assure une liaison structurante pour les agglomérations de l’Aube et du Sud de la Haute-Marne, tout en jouant un rôle interrégional majeur entre l’Est du bassin parisien et la Champagne-Ardenne.

    Des premières phases de travaux déjà concrètes

    Depuis le lancement du projet en août 2022, les premières étapes ont préparé le linéaire ferroviaire à son électrification. La phase initiale s’est concentrée sur l’adaptation des ouvrages d’art, avec des équipes mobilisées de nuit tout au long de l’année pour limiter les perturbations sur la circulation des trains. Ces travaux ont jeté les bases nécessaires pour les prochaines phases tout en assurant la continuité du service ferroviaire.

    • L’été 2025 a marqué une accélération notable du chantier avec la réalisation d’opérations techniques de grande ampleur. Le Pont Sarrail, entre La Chapelle-Saint-Luc et Troyes, a été réhaussé et réaménagé, un chantier complexe qui témoigne du savoir-faire des équipes. En un an, 220 km de câbles de signalisation ont été remplacés et 13 ouvrages d’art ont été traités, dont 7 déjà achevés.
    • L’électrification de la section Nogent-sur-Seine-Troyes s’accompagne de multiples adaptations techniques, parmi lesquelles l’indispensable modernisation des installations de signalisation. Ces travaux garantissent la compatibilité des nouvelles installations électriques avec les infrastructures existantes, tout en renforçant la fiabilité et la sécurité des circulations.

    De nouveaux travaux jusqu’à la mise en service prévue en 2028

    D’une durée prévisionnelle de 42 mois, la phase 2 – tranche 3 couvre les travaux et marchés engagés à partir de 2026. Elle comprend notamment l’adaptation des ouvrages d’art, la poursuite des travaux caténaires, l’achèvement de la sous-station électrique de Saint-Mesmin, les opérations de maîtrise de la végétation ainsi que les essais techniques indispensables à la mise en service de l’électrification.

    Le planning prévoit trois étés consécutifs de travaux, avec des interruptions de circulation dès ce printemps, afin de réaliser les opérations dans des conditions optimales. La phase 2 devrait être entièrement mise en service en 2028, marquant l’aboutissement d’un chantier majeur pour le territoire.

    Par cette nouvelle étape, la Région Grand Est confirme sa volonté d’inscrire la ligne Paris–Troyes dans une nouvelle dynamique au service des territoires. Au-delà du chantier lui-même, l’électrification ouvre la voie à une amélioration durable des dessertes, à des temps de parcours optimisés et à une meilleure qualité de service pour les usagers. Elle constitue un socle structurant pour les évolutions futures du réseau ferroviaire régional, au bénéfice des mobilités du quotidien, de l’attractivité économique et de la transition écologique.