Vers une circulation fluide et efficace !

Afin de développer et d’améliorer efficacement l’offre de transport en Grand Est, la Commission permanente du 10 septembre 2021 a voté un budget de près de 27 millions d’euros.

Système européen ERTMS pour les trains de la desserte transfrontalière régionale France – Luxembourg.

Entre 2019 et 2020 commençait l’implantation du système de sécurité européen ERTMS (système de gestion du trafic ferroviaire) à bord des 25 rames automotrices à deux niveaux TER 2N NG, système qui assure aujourd’hui les dessertes sur le sillon lorrain vers le Luxembourg. Un déploiement poursuivi par la Région Grand Est :

  • adaptation de 16 rames TER 2N NG d’occasion acquises auprès de la Région Normandie pour un montant de 17,9 millions d’euros
  • essais nécessaires à leur homologation en 2021 et 2022
  • intégration à la flotte exploitée en 2023
  • industrialisation de 14 autres rames attendue à partir de 2024

Aussi à compter du second semestre 2025, les habitants du Grand Est qui travaillent au Luxembourg pourront bénéficier d’une offre mieux adaptée, plus performante et voyager avec plus de trains. D’ici là, la circulation de trains plus longs pourra être résolue grâce aux travaux d’allongement des quais des gares situées entre Metz et la frontière luxembourgeoise et par le renforcement de la capacité électrique du réseau caténaire .

À plus long terme et comme le prévoit le protocole franco-luxembourgeois signé en mars 2018, des travaux d’infrastructures permettront d’augmenter la fréquence de circulation durant les heures de pointe et de proposer aux usagers une offre comparable à celle d’un RER.

Projet de rocade à Colmar : désengorger pour mieux circuler

Considéré comme un projet majeur pour le développement économique de l’agglomération colmarienne et nécessaire pour une meilleure répartition des flux routiers, le projet de rocade ouest de Colmar, à l’arrêt depuis 2008, est aujourd’hui relancé. La phase 2 des travaux sera financée grâce à une enveloppe de la Région d’un peu plus de 8,6 millions d’euros.

Au programme des travaux qui devraient commencer au second semestre 2023 :

  • l’aménagement en 2×2 voies de la RD83 sur 5,5 km
  • l’organisation des carrefours associés entre le giratoire d’Ingersheim et la RD30 ainsi que le traitement du passage à niveau de la ligne Colmar-Metzeral (création d’une voie verte)

Mise en service projetée au second semestre 2028.

Plus de bornes et de points de charge disponibles en Grand Est

Les besoins de déplacements sont aujourd’hui de plus en plus individualisés, contraignant les ménages majoritairement ruraux et périurbains à recourir à leur véhicule personnel. C’est près de 15 % de la population du territoire qui s’en trouve en précarité énergétique. Aussi, dans le cadre de sa politique Mobilité durable, la Région financera 36 projets de bornes de recharge pour véhicules hybrides et électriques pour un montant de 155 800 euros. Un total de 101 bornes et 135 points de charge supplémentaires en Grand Est.

Perturbations sur les lignes scolaires du réseau Fluo Grand Est 67

Alors qu’une importante pénurie de conducteurs est venue bousculer la rentrée scolaire, la Région s’efforce de tout mettre en œuvre pour que chaque jeune concerné puisse aller étudier en toute sérénité !

En effet, la Région a déclenché un Plan de Transport Adapté (PTA) , modifiant circuits et horaires pour garantir l’accès d’un maximum de jeunes à leurs établissements scolaires.

Toujours en vigueur, ce plan a permis de limiter l’ampleur des perturbations tout en assurant des conditions normales de transport pour la totalité de élèves de maternelle et d’élémentaire (sans modification d’horaires et de circuits), soit près de 6 000 jeunes.

Depuis 48 heures, la Collectivité, en lien avec ses entreprises partenaires, a pu mobiliser en urgence 11 conducteurs pour augmenter l’offre de service.

Ces nouvelles ressources permettront, dès ce lundi :

  • D’assurer tous les services sur le secteur Sud du département dont 90 % dans des conditions normales.
  • Pour le Nord du Bas-Rhin, 200 élèves majoritairement concentrés sur les secteurs de Wissembourg/Soultz-Sous-Forêts/Lauterbourg resteront touchés par de dernières perturbations liées au manque résiduel de 9 conducteurs à ce jour.
  • L’Accès libre et gratuit sur l’ensemble du réseau TER régional sur la partie 67 – pour les élèves du Bas-Rhin sans solution de transport autocar à ce jour – et la poursuite des efforts de la Région permettent d’entrevoir le rétablissement, d’ici à mercredi, de l’offre de transport pour tous les élèves.

Les circuits et horaires de certaines lignes scolaires sont adaptés et à consulter sur le site : www.fluo.eu

 

 

Des transports plus propres en Grand Est

Une nouvelle station de Gaz Naturel pour Véhicules (GNV) a été inaugurée samedi 28 août à Prix-Lés-Mézières (08) par Jean Rottner, Président de la Région Grand Est, Christian Vedelago, Secrétaire général de la Préfecture des Ardennes, et Pascale Gaillot, Présidente de la Régie Départementale des Transports Ardennais (RDTA), Conseillère régionale. Dès cette rentrée 2021, 20 premiers bus roulants au GNV seront ainsi mis en service, avec pour objectif d’atteindre 100% du parc d’autocars ardennais d’ici 2024.

Les Ardennes, laboratoire de transports scolaires et interurbains plus verts

Alors que la loi relative à la transition énergétique impose depuis 2020 de renouveler la moitié du parc d’autocars scolaires et interurbains, au profit de véhicules à faibles émissions de gaz, la Région a choisi d’impulser cette démarche de verdissement des transports dans les Ardennes, dès janvier 2020, en partenariat avec la Préfecture des Ardennes et la RDTA.

Avec une aide de la Région de plus de 8,5 millions d’euros, dont plus de 6 millions d’euros apportés par l’État dans le cadre de France Relance, la RDTA a construit la station d’avitaillement de Prix-lès-Mézières et a déjà procédé à l’acquisition de 20 premiers cars (sur 36 au total d’ici 2024) afin qu’ils fonctionnent au gaz naturel dès la rentrée 2021. Ce biocarburant permet à la fois de réduire de 80% les émissions de CO2 par rapport au diesel et de répondre aux besoins d’autonomie des bus. Cette initiative ardennaise a vocation à rayonner plus largement et pourrait ainsi s’étendre à d’autres transporteurs ou d’autres usages. La création d’une station GNV en raccordement direct avec des usines de méthanisation est notamment à l’étude, tout comme l’implantation d’une seconde station à Sedan.

Les biocarburants, maillons essentiels de la Bioéconomie

Cette démarche s’inscrit pleinement dans la stratégie Bioéconomie du Grand Est, dans la perspective d’un développement économique plus vertueux. Déjà signataires de la charte pour le développement durable des biocarburants en Grand Est, la Région et la RDTA signeront très prochainement le contrat dédié à cette filière, aux côtés d’une quarantaine d’acteurs régionaux. L’objectif est de doubler d’ici 3 à 5 ans la part de biocarburants durables dans le mix énergétique régional pour la mobilité, consolidant ainsi la place du Grand Est comme leader européen de la Bioéconomie.

 

Les premiers trains à hydrogène bientôt sur les rails !

En mars dernier, la Région officialisait l’arrivée des trains à hydrogène en Grand Est via l’acquisition de 3 rames bi-mode électrique/hydrogène et 2 rames optionnelles pour un montant total de 86 millions d’euros, dont une contribution de l’Ademe, à hauteur de 16,8 millions d’euros. Les enjeux de ce projet pour la filière hydrogène française ont en effet retenu l’attention de l’Etat qui s’est mobilisé à travers l’Appel à Manifestation d’Intérêt Emhysfer. Cette aide fera l’objet d’une contractualisation qui a été votée lors de la Séance plénière du 23 juillet 2021. 100% propre, l’hydrogène est une solution idéale pour répondre aux défis écologiques et pour poursuivre la transition énergétique des mobilités du Grand Est.

Dans les mois à venir, la Région Grand Est finalisera le projet en désignant les lignes qui accueilleront les rames en question. A cet effet, plusieurs critères seront pris en compte tels que :

  • le potentiel des dessertes adapté à la capacité d’emport du Régiolis (200 voyageurs),
  • la facilité d’assurer l’avitaillement en hydrogène,
  • la proximité avec un technicentre pouvant se spécialiser dans la maintenance de ces rames H2,
  • la capacité à faire fonctionner les rames en bi-mode électrique/H2.

Pour rappel, d’ici dix ans la Région devra remplacer les 35 autorails légers qu’elle utilise actuellement sur les plus petites lignes ferroviaires, d’où l’intérêt d’une telle expérimentation. Le train Régiolis H2 s’inscrit dans la continuité des actions menées par la Région, première Région de France à s’être positionnée pour la sauvegarde des petites lignes ferroviaires.

Avec désormais plus de 100 rames Régiolis commandées par la Région, l’achat des trains H2 réaffirme l’engagement du Grand Est pour maintenir l’emploi et l’activité du site de Reichshoffen, où seront assemblées les cinq rames Grand Est (dont deux rames optionnelles) et les neuf supplémentaires commandées par trois autres régions (Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Occitanie).

 

Renforcer la sécurité dans les TER du Grand Est

Vendredi 16 juillet 2021 en gare de Nancy, Jean Rottner, Président de la Région Grand Est, le Général de Corps d’Armée Stéphane Ottavi, Commandant la Région de Gendarmerie Grand Est et la gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité Est, Roselyne Histe Wolff, Directrice de la Zone de sûreté Est représentant Christophe Merlin, Directeur de la Sûreté Ferroviaire SNCF et Stéphanie Dommange, Directrice Régionale TER Grand Est – SNCF, ont signé la Convention de partenariat visant à améliorer la sécurité des usagers dans les TER du Grand Est, grâce au renfort et au déploiement de 200 patrouilles de réservistes de la gendarmerie nationale.

200 patrouilles de réservistes opérationnels de la gendarmerie nationale seront mobilisées sur tout le réseau TER Fluo Grand Est, dès le 1er septembre et pour une durée d’un an. Cette expérimentation, formalisée par une convention entre la Région, la Gendarmerie nationale et SNCF, permettra de renforcer la sûreté à l’intérieur des trains mais aussi lors de leurs passages dans les gares, de façon coordonnée et complémentaire avec la Sûreté Ferroviaire SNCF. Ainsi, ces patrouilles assureront une présence sécurisante, dissuasive. Elles seront en mesure de réagir et d’intervenir sur tout événement.

Chaque patrouille sera composée d’un chef de patrouille et de deux militaires réservistes, prioritairement des étudiants dont les ressources financières ont été durement impactées par les effets de la crise sanitaire. Elles viennent en complément des missions de sécurisation, de prévention et de dissuasion déjà mises en œuvre par la Sûreté Ferroviaire (à hauteur de 300 patrouilles par mois réparties sur l’ensemble du territoire régional). Afin d’équilibrer la présence des partenaires sûreté sur le territoire, l’accent des patrouilles ici mises en place portera principalement sur les trains circulant en bout de ligne.

La Région finance intégralement le dispositif pour un montant de plus de 200 000 euros. Ce financement prévoit, entre autres, une formation de 60 jours, dispensée par des formateurs de la gendarmerie nationale avec le concours ponctuel de la sûreté ferroviaire SNCF, aux gendarmes réservistes afin qu’ils puissent pleinement effectuer leurs missions (connaissance du milieu et des règles de circulation, prévention des risques ferroviaires, sensibilisation au Code des transports, etc.).

Ces nouvelles dispositions s’inscrivent dans la continuité du partenariat initié le 19 mars dernier avec la gendarmerie nationale, la Fédération Nationale de Transports de Voyageurs (FNTV) et la Compagnie des Transports du Bas-Rhin (CTBR) visant à améliorer la sécurité routière des usagers et des personnels intervenant sur les réseaux de transports en commun Fluo 67 et Fluo 68 (mise en place d’une procédure d’alerte d’urgence pour les conducteurs, actions coordonnées de prévention et de contrôle, etc.).

 

Régiolis transfrontaliers : une offre ferroviaire sans précédent

Samedi 10 juillet 2021, les premières rames transfrontalières ont été présentées à Neustadt-an-der-Weinstrasse (Allemagne), en présence d’Anne Sander, conseillère régionale et députée européenne, et Evelyne Isinger, conseillère régionale spécialiste des mobilités transfrontalières. Cet événement Outre-Rhin concrétise le projet ferroviaire franco-allemand permettant à terme de mieux relier les populations de part et d’autre des frontières.

Parce que c’est dans le Grand Est que se construit l’Europe de demain, la Région a souhaité, avec les trois Länder frontaliers (Bade-Wurtemberg, Rhénanie-Palatinat, Sarre), développer ce projet d’envergure qui, au-delà de sa dimension inédite en matière de transport public européen, est un réel soutien pour maintenir l’emploi, l’activité économique et le savoir-faire du site de Reichshoffen en France dans le Grand Est.

Au total, la Région investira près de 376 millions d’euros pour la construction de 30 rames Régiolis transfrontalières. Sept lignes ferroviaires verront ainsi leur exploitation améliorée ou seront ouvertes à horizon 2025 afin de mailler davantage nos territoires par des liaisons transfrontalières directes : Metz-Trier, Metz-Saarbrücken, Strasbourg-Sarrebruck, Strasbourg-Wörth-Karlsruhe, Strasbourg-Neustadt, Mulhouse-Müllheim, Strasbourg-Offenbourg.

A bien des égards, cette commande contribue à l’attractivité des mobilités en Grand Est : à la fois via la sauvegarde des petites lignes, empruntées d’ici à 2025 par les nouveaux Régiolis transfrontaliers, mais aussi par l’accroissement de la flotte régionale à 100 Régiolis, proposant ainsi une offre TER adaptée.

Plus qu’une volonté politique, la reconquête ferroviaire des territoires est déjà engagée par la Région Grand Est et ses partenaires et amis allemands !

Ce projet bénéficie par ailleurs du financement de l’Union européenne via les fonds FEDER du programme Interreg Rhin Supérieur pour un montant de 3 millions d’euros.

Urbanloop : repenser les transports publics

Avec Urbanloop, un record du monde vient d’être battu en Grand Est vendredi 28 mai 2021 : celui de la plus faible consommation énergétique au kilomètre pour un véhicule autonome sur rail ! Ceci, sous le contrôle de Certifer, leader mondial de la certification ferroviaire.

Cette innovation majeure dans l’histoire des transports publics a été impulsé en 2017, par les écoles d’ingénieurs de Lorraine INP, développée par la SAS Urbanloop et portée par Mines Nancy. L’idée ? Un réseau de rails formé de boucles interconnectées sur lequel circulent des capsules autonomes, propulsées par des moteurs électriques alimentées par le rail en très basse tension. A bord, un ou deux passagers ou des vélos, des bagages, etc. L’ensemble du réseau est placé dans des tubes soit partiellement enterrés, tout en permettant à l’usager de garder un contact visuel avec l’extérieur, soit enterrés, soit posés au sol, soit suspendus.

Plus économique et écologique que le métro et le tramway, adapté pour réduire la fracture territoriale, ce projet propose un système inédit de mobilité douce permettant aux usagers de se déplacer en milieu urbain au sein de capsules évoluant sur des rails interconnectés.

Réunissant plus de 100 étudiants, 9 écoles et 3 laboratoires de recherche, Urbanloop contribue aujourd’hui à développer les mobilités de demain.

 

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