Les Maisons de la Région



 

Site de Strasbourg

La Région Grand Est insérée dans un quartier à vocation européenne.

Son siège, baptisé Maison de la Région, conçu par l’atelier d’architecture parisien Chaix & Morel, est implanté sur un site proche des Institutions Européennes et destiné à devenir une grande zone tertiaire à vocation européenne. Le site, situé dans la partie nord de la ville, est desservi par le tramway.

Un bâtiment contemporain et fonctionnel

Résolument contemporain dans son architecture, le bâtiment inscrit «une volumétrie complexe dans une enveloppe simple». Il développe 19 000 m2 de surface, hors oeuvre nette, sur 5 niveaux pour 10 000 m2 de façades vitrées. Le bois en allège rappelle les panneaux en bois plein sculptés de certaines maisons à pans de bois. La distribution interne s’organise autour d’un vaste espace linéaire orienté Nord- Sud et ponctué de 3 verrières. Cette grande rue centrale constitue la colonne vertébrale du bâtiment. Le rez-de-chaussée accueille principalement, autour de la rue centrale, les espaces collectifs : l’hémicycle, une salle de projection, le centre de documentation, une zone d’exposition. Le premier étage abrite les bureaux du Président, de la Direction Générale et du Cabinet, de même que les salles de commission. Le Conseil Économique, Social et Environnemental Régional Grand Est, est installé au 2e étage. Les deuxième et troisième étages sont dévolus à l’administration régionale. Enfin, l’ensemble des services de restauration (self-service, cafétéria, salle à manger) occupe le dernier niveau du bâtiment.

Un lieu répondant aux exigences de haute qualité environnementale

La construction du bâtiment a intégré les préoccupations environnementales. L’installation de chauffage fonctionne au gaz. Un réseau de chaleur alimenté par une chaudière au bois collective est prévu à terme. Des protections solaires adaptées à chaque façade, selon son orientation (ombrières, parois filtres, stores intérieurs), contribuent à minimiser les besoins énergétiques grâce à une bonne gestion des apports solaires, selon les saisons et les expositions. Les panneaux de façades, constitués de vitrages spécialement conçus pour renvoyer vers l’extérieur la plus grande partie des rayons ultraviolet, assurent une diffusion maximale de la lumière du jour dans les bureaux afin de limiter le recours à l’éclairage artificiel. La qualité de l’air dans le bâtiment est assurée par un système de ventilation de type double flux, qui puise l’air neuf au plus haut des bâtiments et traite de façon séparée l’air des locaux à pollution spécifique (imprimerie, déchetterie,etc.). Le choix des matériaux fait une large place au bois utilisé sous trois essences :

  • le sapin douglas des Vosges et des pays nordiques habille les allèges de façade ;
  • le hêtre, en provenance du Doubs, est utilisé pour les revêtements muraux, les faux plafonds et le mobilier ;
  • le chêne de Slovaquie recouvre les coursives et une partie de la rue centrale.

Un bâtiment économe en énergie

  • L’eau de la nappe souterraine alimente une installation qui assure le rafraîchissement en été et le chauffage en période froide ;
  • les sources lumineuses (tubes fluo ou lampes fluo-compactes) contribuent à un éclairage économe en énergie ;
  • l’eau chaude est produite par un générateur et 60 m2 de capteurs solaires situés en terrasse, qui permettront de couvrir les deux tiers des besoins de la cuisine.

 

 

Site de Metz

Saint Clément : un bâtiment chargé d’Histoire.

En 1552, la ville de Metz est assiégée et en représailles contre Charles Quint, le Duc de Guise décide de raser de nombreux quartiers dont celui du Sablon où étaient installés les moines Bénédictins. Pendant une dizaine d’années, ils cherchent un nouvel endroit et c’est en 1562 qu’ils choisissent l’actuel quartier du Pontiffroy

En 1683, les moines décident de construire un bâtiment plus imposant, digne de leur notoriété sur la ville de Metz, car leur institution était très connue et très appréciée. Ils détruisent alors les bâtiments conventuels pour commencer la construction de l’Abbaye. C’est au célèbre architecte messin d’origine italienne, JEAN SPINGA qu’ils confièrent la construction qui s’acheva en 1735.

A la révolution française, en 1789, le bâtiment est confisqué, il devient propriété nationale, affecté au Ministère de la Guerre, et sert, à partir de 1795 d’entrepôt pour les lits militaires.

C’est en 1855 que les Jésuites (religieux de la compagnie de Jésus) rachètent le bâtiment pour fonder le célèbre collège Saint Clément. Ce collège n’a pas été occupé très longtemps puisqu’en 1872 les jésuites sont expulsés par les autorités allemandes (1ère annexion par l’Allemagne).

Les allemands transforment le collège en École Normale pour les élèves instituteurs et institutrices de 1880 à 1910.

Lors de la 1ère Guerre Mondiale (1914/1918) Saint Clément servit d’hôpital, 250 prisonniers français blessés y seront transportés. Des soldats russes, anglais et américains y furent également hospitalisés.

Lors de la 2ème Guerre Mondiale, Saint Clément servit de camp de transit pour les prisonniers russes.

Après l’Armistice, les Pères Jésuites reprennent possession des lieux et rétablissent le collège qui accueillait 500 élèves par an jusqu’en 1970. D’ailleurs y furent élèves :

  • le Maréchal Foch, (de 1869 à 1871). Une plaque commémorative est située au fond du cloître. Un médaillon en bronze représente le Maréchal, œuvre du sculpteur messin Emmanuel Hannaux (1 an après sa mort en 1930).
  • mais également Raymond Mondon, ancien Maire de la ville de Metz et ancien Ministre des Transports.

En 1970, les Jésuites quittent définitivement les lieux pour 2 raisons essentielles :

  • l’ouverture des écoles publiques, et de plus, il y a de moins en moins de Jésuites pour diriger l’établissement,
  • en 1966 un incendie détruit une partie de la toiture de l’Église Saint-Clément du cloître, de la galerie Foch jusqu’à la Chapelle.

Le bâtiment était alors en très un mauvais état. Il reste à l’abandon de 1970 à 1982. Avec l’arrivée des lois de décentralisation de 1982 l’ancien Maire de Metz, alors Président du Conseil Régional de Lorraine, décide d’installer à Saint Clément le siège des Assemblées Régionales, c’est-à-dire du Conseil Régional et du Conseil Économique et Social.

Le bâtiment a été rénové en 3 grandes parties :

  • le cloître
  • l’accueil
  • la salle des délibérations.

Il aura fallu 7 années de travaux pour que Saint Clément retrouve une nouvelle jeunesse tout en assurant son avenir, en devenant le siège de la Région Lorraine, dans un quartier du Pontiffroy entièrement rénové.

 

 

Site de Châlons-en-Champagne

Du grand séminaire à l’Hôtel de Région.

Construit en 1897, le Séminaire Sainte-Croix est devenu 100 ans plus tard l’Hôtel de Région Champagne-Ardenne.

Afin d’installer le grand séminaire dans des murs à la mesure de son développement, Monseigneur Latty, évêque de Châlons, décide de faire construire un édifice en remplacement des locaux trop exigus du couvent Sainte-Marie.

Le 6 janvier 1897, il lance officiellement une souscription pour le financer. Des membres de la société Moët et Chandon d’Epernay, y répondent rapidement et largement, tout particulièrement la veuve de Victor Auban-Moët.

Après un avant-projet de Paul George, inspecteur des travaux du diocèse de Châlons, l’évêque confie l’élaboration des plans à Edouard Deperthes en juillet 1897. L’architecte, très impliqué dans le milieu catholique (monument d’Urbain II à Châtillon-sur-Marne, églises d’Epernay), doit surtout sa renommée à la reconstruction de l’Hôtel de Ville de Paris (1873-1882) en collaboration avec Théodore Ballu. A son décès en juillet 1898, c’est son fils, Jules, qui reprend la direction du chantier commencé en novembre 1897. Le 8 septembre 1901, Mgr Latty bénit le séminaire, dédié à la Sainte-Croix et les séminaristes s’y installent en février 1902.

A la suite de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, les séminaristes sont expulsés en décembre 1906 mais reviendront en 1912. Longtemps considéré comme le plus beau séminaire de France, l’édifice va, par la suite, connaître les affres d’un siècle tourmenté (hôpital pendant la Grande Guerre, occupation allemande en 1940). Pendant la Grande Guerre, converti en hôpital, le bâtiment accueille l’écrivain Blaise Cendrars, blessé sur le front de Champagne en septembre 1915.

Après la dernière guerre, la baisse du nombre des vocations entraîne, en 1965, le rattachement du grand séminaire de Châlons à celui de Reims. Aussi, lorsque l’évêché annonce son désir de vendre l’ancien séminaire Sainte-Croix, la Région Champagne-Ardenne, dont l’accroissement des compétences rend indispensable le regroupement et l’extension de ses locaux répartis en divers points de la ville de Châlons, se porte acquéreur. Elle en devient propriétaire le 11 octobre 1985.

Les travaux de transformation sont confiés, à la suite d’un concours, à une équipe de trois architectes : Jean-Denis Gouzien de Châlons, François Peiffer et Jacques Tequi de Troyes.

Le 24 juin 1988, le président Bernard Stasi inaugure le nouvel Hôtel de Région.


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