Formations sanitaires et sociales



Les Régions sont compétentes pour définir et mettre en œuvre la politique de formation du secteur sanitaire et social et elles ont ainsi la charge :

  • de conduire une politique adaptée permettant de répondre aux besoins en compétences des secteurs sanitaire, social et médico-social se traduisant notamment par l’élaboration partenarial du schéma des formations sanitaires et sociales
  • de déterminer la carte des formations des travailleurs sociaux, ainsi que celle des écoles et instituts de formations paramédicales et de formation de sages-femmes ;
  • d’agréer et de financer les établissements qui dispensent ces formations et de préciser les conditions financières d’accès à ces formations ;
  • d’attribuer des bourses et aides aux élèves et étudiants inscrits dans ces établissements régionaux.

 

Formations proposées dans le Grand Est

Depuis 2005, les Régions sont compétentes pour définir et mettre en oeuvre la politique de formation du secteur sanitaire et social pour les formations transférées par les lois de décentralisation, en recueillant les besoins en formation pour la conduite de l’action sanitaire, sociale et médico-sociale régionale. La Région Grand-Est :

  • Élabore les schémas régionaux des formations sanitaire et sociale et définisse la carte des formations
  • Finance et agrée les instituts de formations
  • Attribue des bourses aux étudiants

Formations proposées

En Région Grand Est, ce sont

  • 118 instituts de formation sanitaire rattachés à 43 établissements hospitaliers ou associations gestionnaires qui forment 13 800 étudiants ;
  • 5 instituts de formation en travail social formant environ 2 600 étudiants.

Pour répondre aux besoins de recrutement liés au grand âge et à la crise sanitaire, dès la rentrée 2020-2021, la Région Grand Est a augmenté les capacités de formation dans les professions de santé (aide-soignant, infirmier, infirmier de spécialité, manipulateur radio) de plus de 830 places.

Le budget de la Région Grand Est consacré aux formations dans le sanitaire et social est de 101,18 M€ auquel s’ajoute 13,6 M€ dédiés au versement des bourses et des aides aux élèves et étudiants, soit un total de 114,78 M€.
En 2021, la Région Grand-Est prévoit de consacrer près de 93 M€ pour financer des établissements qui dispensent des formations initiales en travail social et dans le domaine sanitaire, dont :

  • 15 M€ pour les 2 562 places de formation ouvertes dans le secteur social : éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants, assistant de service social, éducateur technique spécialisé, moniteur éducateur, conseiller en économie sociale et familiale et technicien de l’intervention sociale et familiale
  • 78 M€ pour les 13 800 étudiants inscrits dans les formations du secteur sanitaire : aide-soignant, auxiliaire de puériculture, ambulancier, infirmier de soins généraux, infirmier-anesthésiste, infirmier de bloc opératoire, puéricultrice, cadre de santé, sage-femme, masseur-kinésithérapeute, ergothérapeute et psychomotricien
  • S’ajoute à ces crédits de fonctionnement, une enveloppe de 8,18 M€ pour accompagner les efforts d’équipement pédagogique des établissements de formation sanitaire et certains investissements immobiliers.

 Les formations initiales en travail social agréées par la Région Grand Est sont les suivantes : Assistant de Service Social, Educateur Spécialisé, Educateur de Jeunes Enfants, Educateur Technique Spécialisé, Moniteur Educateur, Conseiller en Economie Sociale et Familiale, Technicien de l’Intervention Sociale et Familiale.

Actuellement 7 instituts dispensent ces formations initiales : un IRTS (Institut Régional du Travail Social) en Champagne Ardenne, un IRTS en Lorraine et cinq EFTS (Etablissement de Formation en Travail Social) en Alsace. Les effectifs des formations agréés sur la région Grand Est, c’est-à-dire ceux dont la formation est financée par la Région, représentent 2 580 personnes.

VAE Hybride d’Aide-Soignant : la première promotion diplômée

Les 19 élèves issus de la première promotion VAE Hybride d’aide-soignant ont reçu leur diplôme vendredi 27 août à l’Institut de Formation des Aides-Soignants (IFAS) de Verdun. Une première nationale, la VAE hybride aide-soignant est un projet expérimental porté par la région Grand Est, l’Organisme paritaire collecteur agréé (Opca) de la fonction publique hospitalière ANFH, le département de la Meuse, le Groupement de Coopération Sociale et Médico-Sociale (GCSMS) de Meuse, et la coordination pédagogique du GHT Cœur Grand Est.

Une première nationale expérimentée en Meuse

L’expérimentation de la VAE Hybride aide-soignant a débuté le 16 septembre 2020 en Meuse. Dans un territoire rural comme la Meuse, cette démarche entend offrir aux candidats la possibilité de valoriser leurs compétences en proximité et ainsi fidéliser les professionnels du territoire.

Les « plus » de la VAE hybride

Comme pour une Valorisation des Acquis et de l’Expérience (VAE) classique, la VAE Hybride permet au candidat de valoriser son expérience professionnelle ou personnelle en vue de l’obtention du diplôme d’État d’aide-soignant.
Le « plus » de la VAE Hybride : un accompagnement intensif du candidat à chaque étape du dispositif pour une optimisation des chances de réussite.

La formation dure 20 semaines pour un total de 700h réparties comme suit :

  • 1 semaine d’accompagnement administratif pour l’élaboration du dossier
  • 7 semaines (245h) de formation théorique en IFAS
  • 12 semaines (420h) de stage en structure sanitaire ou médico-sociale

En parallèle de cet accompagnement, le candidat suit des enseignements ciblés à l’IFAS, à savoir, les modules 2 et 3, respectivement « Appréciation clinique de la personne » et « Soins adaptés à l’état clinique de la personne ». Deux modules dont la validation fait souvent défaut aux candidats des VAE classique, et dont la non validation entraine un report de l’obtention du diplôme. La VAE hybride permet ainsi au candidat de travailler ces modules en amont, au sein de l’institut de formation, pour aller au-devant d’éventuelles difficultés. Cet accompagnement intensif et personnalisé maximise les chances de réussite pour une validation intégrale du diplôme dès la première présentation au jury VAE.

Un dispositif « gagnant-gagnant » facilitant pour les employeurs et les employés

Autre spécificité, la VAE Hybride est accessible aux personnes en recherche d’emploi et aux salariés. Afin de faciliter l’accès à la VAE hybride aux salariés des structures médico-sociales du territoire, un système de pool de remplacement a été mis en place grâce au concours de la Région Grand Est, du Conseil Départemental de la Meuse et de Pôle Emploi. Dès que le candidat à la VAE hybride est admis dans le dispositif, il est remplacé par un demandeur d’emploi via la signature d’un CDD. Cette personne aura au préalable suivi une action de formation adaptée à son poste de travail. Pour l’employeur, cela permet de développer les compétences de ses professionnels sans déstabiliser l’organisation de son établissement.

Métiers d’infirmier et d’aide-soignant : augmentation des quotas

Carte des quotas en formation initiale des élèves infimiers et aide-soignants 2021-2022

Afin de répondre aux urgences du secteur sanitaire et dans le cadre du plan de relance, l’Etat a souhaité ouvrir de nouveaux parcours de formation dans le secteur du soin et du Grand Age. L’objectif est d’accroître de plus de 6 000 le nombre d’infirmiers (IDE) ainsi que 6 600 aides-soignants (AS) et 3 400 accompagnants éducatifs et sociaux (AES) grâce à un engagement de 200 M€ sur 2020-2022.

En Région Grand Est, plusieurs plans d’actions ont déjà été engagés :

  • Dès 2019 : mise en œuvre de plans d’action territorialisés en partenariat avec les 10 départements de la Région Grand Est ainsi que l’ARS afin de favoriser une meilleure visibilité des offres à pourvoir, de proposer des solutions en lien avec le tissu économique et les besoins du local (développement de l’apprentissage, organisation de sessions de VAE hybride, mise en place de formations sur mesures, passerelles de médecine vers IDE, etc.)
  • Dès 2020, les quotas aides-soignants ont été augmentés de 467 places pour les aides-soignants et de 344 places pour les infirmiers; les quotas des infirmiers diplômés d’Etat spécialisés (IADE, IBODE, Infirmier Puériculteur) ont aussi été augmentés.
  • Pour 2021, les augmentations s’élèvent à 951 places aides-soignants et 471 places infirmiers et vont encore faire l’objet de modifications à la hausse en raison de l’agrément de nouveaux IFAS (courant 1er semestre 2021); il en sera de même pour 2022.

Les métiers et carrières du sanitaire et du social

Vous souhaitez devenir infirmier, ergothérapeute, éducateur spécialisé, ou tout simplement exercer dans le domaine du sanitaire ou du social ?

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Informations complémentaires

 

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