Réseau Express Métropolitain Européen

Un cadencement à la demi-heure, une amplitude de service étendue tôt le matin et en soirée, des liaisons directes entre Saverne et Sélestat, une augmentation des fréquences le week-end et particulièrement le samedi… la Région Grand Est et l’Eurométropole de Strasbourg se donnent les moyens, pour offrir à leurs territoires et au-delà, de véritables alternatives en matière de mobilités. Plus économique, plus écologique, plus évolutif, cet ambitieux projet dotera Strasbourg et le Bas-Rhin, d’un RER en région !

La séance plénière de jeudi 17 novembre a ainsi officialisé le déploiement du Réseau Express Métropolitain Européen (REME) pour le service annuel 2023, grâce à l’approbation de la convention de financement entre la Région et l’Eurométropole de Strasbourg (EMS), portant sur l’exploitation des lignes suivantes :

  • Strasbourg – Haguenau – Wissembourg/Niederbronn-les-Bains
  • Sarrebourg – Saverne – Strasbourg – Sélestat
  • Strasbourg – Sarreguemines
  • Bruche Piémont Vosges – Strasbourg – Molsheim – Saint-Dié-des-Vosges-Epinal et Strasbourg – Molsheim – Sélestat (via Barr)
  • Strasbourg – Reding – Metz/Nancy
  • Strasbourg – Lauterbourg

Grâce à la mise en service de la 4ème voie d’accès à la gare de Strasbourg depuis Vendenheim, le REME se matérialise et prend forme :

  • A partir du 11 décembre 2022, avec 813 supplémentaires sur une semaine complète par rapport au service annuel 2022
  • A partir du 2 janvier 2023, avec 67 trains supplémentaires par rapport au 11 décembre
  • A partir du 21 août 2023, avec 192 trains supplémentaires par rapport au 2 janvier

Un quotidien plus serein

Grâce à un réseau révolutionnaire pour le territoire, les habitants gagneront en confort d’utilisation et d’accès aux transports avec :

  • Des cadencements et des vitesses de circulation élevés
  • Une amplitude horaire étoffée
  • Un maillage territorial et résolument transfrontalier tant routier que ferré
  • Le développement futur de nouvelles dessertes transfrontalières vers la Sarre, la Rhénanie-Palatinat et le Bade-Wurtemberg
  • Un accès rapide à Strasbourg grâce à des cars express circulant sur des voies réservées et spécialement aménagées
  • Une circulation améliorée dans l’agglomération strasbourgeoise grâce à une articulation avec le réseau urbain de l’EMS
  • Un rattachement routier en car express vers des Pôles d’Echanges Multimodaux (PEM) renforcés pour garantir les correspondances TER
  • Une synergie avec l’ensemble des moyens de transport et le plan régional Vélo pour plus de mobilités douces et d’intermodalité (vélo/train ; vélo/car : train/bus/tram ; car/bus/tram)

 

 

Des TER et des lycées mieux protégés

C’est dans ce contexte qu’une convention de partenariat a été signée mardi 15 novembre 2022, entre l’Etat, la Région Grand Est, la Gendarmerie nationale et SNCF. Elle permettra le déploiement de patrouilles de gendarmes réservistes opérationnels sur le réseau ferré régional Fluo et la convention portant sur la gratuité des transports pour les effectifs de la Police Nationale travaillant en Grand Est, avant de rejoindre le lycée Jean Prouvé de Nancy (54) – établissement pilote – du plan régional de sécurisation et de vidéo-protection.

Des trains mieux sécurisés

Afin de renforcer et améliorer la sécurité des usagers du TER, la Région, la Gendarmerie, SNCF Voyageurs et SNCF Sûreté Ferroviaire se sont engagées dès 2021 dans une convention de partenariat permettant le déploiement de patrouilles de gendarmes réservistes opérationnels sur le réseau ferré régional. Une première expérimentation, sur la période du 1er juin 2021 au 31 mai 2022, a été menée et a permis d’atténuer la tendance à la hausse des faits de sûreté enregistrés dans les TER de la région Grand Est notamment en matière d’incivilités (source : SNCF).

Face à ces résultats engageants, la Région Grand Est souhaite réaffirmer son partenariat avec l’ensemble des acteurs concernés via le renouvellement de cette convention pour trois ans et ce jusqu’au 31 mai 2025. Cette action complémentaire aux dispositifs en place avec la Sûreté Ferroviaire et la police nationale affectées à la sécurisation du réseau ferré , vise à augmenter la sécurité à l’intérieur des trains et dans les gares. Les patrouilles – composées de trois militaires réservistes de la gendarmerie – assureront une présence sécurisante, dissuasive et seront en mesure de réagir et d’intervenir sur tout événement.

Ce sont ainsi 2 700 jours de réserves qui seront dédiés à cette période triennale, avec la volonté de prioriser certains axes, tels que Saint-Louis – Mulhouse ; Metz – Forbach ; Metz – Verdun, Mulhouse – Paris Est et Strasbourg – Paris Est en TER.

En complément de cette mesure, la Région offre la gratuité aux policiers nationaux lors de leurs déplacements en TER : pour leurs trajets « domicile-travail » ainsi que pour les « trajets occasionnels » s’ils sont en service actif et en possession de leur arme de service. Cette mesure fait l’objet d’une convention spécifique.

Mieux protéger les lycées pour mieux vivre-ensemble

Permettre aux jeunes et à la communauté éducative d’évoluer dans un environnement sécurisé, là est l’ambition portée par la Région Grand Est.

Le lycée Jean Prouvé de Nancy a ainsi bénéficié d’un nouvel équipement global de vidéo-protection pour mieux protéger la communauté éducative. 38 caméras y ont été installées ainsi que plusieurs équipements anti-intrusion faisant de l’établissement un lycée pilote de référence pour le déploiement du futur plan régional de vidéo-protection.

Ce projet préfigure le plan d’actions de la Région visant à déployer différents systèmes de sûreté adaptés à la situation et à la spécificité de chaque lycée. Une première phase d’expérimentation sera lancée dès 2023 au sein de 15 lycées et ce, en vue d’étendre et de moderniser les dispositifs de vidéo-protection à l’ensemble des lycées publics du Grand Est en 2024.

Un nouveau souffle pour le fret ferroviaire

Pour permettre aux acteurs publics de supporter les dépenses à venir liées à l’entretien du réseau de fret ferroviaire, la Région fait évoluer ses mesures destinées à sa modernisation, via le dispositif (lancé en 2018) d’intervention volontariste pour accompagner la régénération du réseau : CAPFRET. Il permet d’accompagner les projets de pérennisation et de modernisation des lignes spécifiques au fret, à hauteur de 33,33 % du montant des travaux d’investissement, avec un plafonnement fixé à hauteur de 3 millions d’euros maximum par ligne. Pour la période 2022 – 2028, ce sont plus de 171 millions d’euros à engager, dont 111 millions d’ici à 2024.

Le fret, un atout

Alternatives au transport routier de marchandises, les lignes dédiées au fret constituent un réseau nécessaire pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi à plus de sobriété énergétique. Avec plus de 450 km de lignes en activité, le Grand Est présente le réseau capillaire fret le plus étendu de France, soit 15 % du réseau national, et le plus dynamique avec un quart des tonnes transportées à l’échelle nationale. Son fort potentiel de développement en fait une réelle opportunité pour le territoire.

Convaincue de l’attrait du ferroviaire pour le transport de marchandises, la Région est déterminée à maintenir et à développer le fret sur les lignes Grand Est. D’une part pour soutenir les activités industrielles et les emplois qui y sont liés et d’autre part, pour limiter le report vers la route et encourager les entreprises du territoire dans leur performance environnementale.

Echangez sur votre réseau de transport !

La Région Grand Est a mis en place 15 Comités Régionaux des Services de Transports (COREST) pour permettre à tous de dialoguer avec les acteurs du transport régional. Après deux années sans la possibilité d’organiser de COREST pour raisons sanitaires, ces instances de concertation se réuniront à nouveau sur l’ensemble du territoire.

Ouverts à tous, les COREST sont des lieux de concertation, d’information et d’échange sur la vie du réseau de transport régional, réunissant la Région Grand Est, SNCF, les habitants, les usagers et les acteurs locaux concernés par les questions de mobilité.

Les COREST visent à assurer un suivi partagé des lignes ferroviaires et routières du réseau régional. Ces réunions permettent de recenser les besoins et d’engager un travail sur l’adaptation de l’offre de transport et des services rendus aux usagers et aux territoires. Elles sont complétées, tout au long de l’année, par des groupes de travail sur des territoires/thématiques ciblé(e)s.

Les dates des prochaines réunions de Comités sont les suivantes :

  • Meuse et Meurthe et Moselle Nord : lundi 24 octobre à 18 h à l’Espace Foglia – 37 rue des Ecoles à Jarny
  • Sillon Lorrain Nord : mardi 29 novembre à 18h à l’Hôtel de Région à Metz

Retrouvez le calendrier des COREST

Tous à vélo !

Une stratégie unique et ambitieuse dotée de 125 millions d’euros pour réussir le pari de développer toutes les formes de pratique du vélo sur le territoire et au-delà. Pour y parvenir elle coordonnera, en lien avec les 135 Autorités Organisatrices des Mobilités (AOM) du territoire et les Départements, 31 actions regroupées sous 8 engagements thématiques :

  • Coordonner et accompagner les actions des 135 AOM autour du vélo
  • Train + vélo : améliorer l’intermodalité grâce à Fluo Grand Est
  • Soutenir la mise en œuvre d’infrastructures cyclables
  • Faire de la filière vélo, un levier économique
  • Encourager tous les habitants à se (re)mettre en selle
  • Le Grand Est, une destination cyclotouristique attractive
  • Favoriser la pratique cyclable auprès des lycéens et des apprentis
  • Sensibiliser aux pratiques cyclables sportives

En savoir plus sur le Plan Vélo

Des aides renforcées pour des transports plus durables

Pour aider les habitants du Grand Est à préserver leur pouvoir d’achat tout en encourageant des solutions de transport moins énergivores, la Région déploie une série d’aides en faveurs des mobilités plus durables.

Des solutions pour tous : particuliers, collectivités, artisans, commerçants et agriculteurs

Déployer des mobilités durables, ensemble !

C’est grâce au concours de tous les acteurs concernés que la Région atteindra ses objectifs. Voici les actions proposées pour les accompagner dans la conversion de leur parc de véhicules :

  • Sensibiliser les collectivités pour qu’elles intègrent davantage les modes doux.
  • Renforcer le dialogue et encourager les échanges entre les acteurs des mobilités et les entreprises pour qu’ils répondent de concert aux besoins.
  • Fédérer les acteurs autour des corridors de mobilité, notamment de l’hydrogène vert pour qu’ils prennent position dans les dynamiques nationales et européennes.
  • Expérimenter et produire de la connaissance et de la compétence (grâce aux acteurs académiques régionaux) en lien avec le déploiement de solutions de mobilité bas carbone.
  • Aider les études territoriales – d’ici fin 2023, la collectivité veut en soutenir une soixantaine – qui recensent les besoins, dimensionnent et planifient la conversion des flottes captives publiques et privées en mobilité bas carbone (biocarburants, hydrogène, GNV, électrique, etc.). Objectif : tendre vers plus de stations multi-énergies.

Mobilité propre : des aides pour tous

Dans le cadre de sa stratégie « Motorisations à faibles émissions » votée en décembre dernier, la Région veut aller encore plus loin pour favoriser la multiplication de projets de stations multi-énergies et soutenir l’achat ou la conversion de véhicules.

  • Un accompagnement des particuliers, des artisans, des entreprises et des agriculteurs pour le remplacement, la modification ou l’acquisition de véhicules plus propres.

    Acquisition d’un véhicule plus propre pour les particuliers
    Consulter l’aide

    Acquisition d’un véhicule plus propre pour les professionnels
    Consulter l’aide

  • Un nouvel appel à projets doté de plus de 10 millions d’euros, pour l’acquisition de :

3 000 véhicules légers propres
Sont concernés les particuliers domiciliés en zone rurale autonome, les artisans, les entreprises et les agriculteurs dans ces mêmes zones ainsi qu’en ZFE, pour un forfait plafonné à 50 % d’aide régionale du coût éligible du véhicule.

10 000 vélos à assistance électrique
Sont concernés tous les particuliers domiciliés en Grand Est. Ces aides sont cumulables avec celles de l’État et des collectivités locales. Le véhicule ou le vélo devra être acquis auprès d’un professionnel du Grand Est.

Acquisition d’un vélo à assistance électrique
Consulter l’aide

Carte grise pour les véhicules propres : coup de pouce pour les concessionnaires

En décembre dernier, la Région votait la fin de l’exonération des tarifs de cartes grises pour les véhicules dits propres, en vigueur depuis le 1er février 2022. Aujourd’hui, les concessionnaires ayant signé des ventes avant cette date, se voient dans l’obligation d’assumer le règlement de la taxe sur les certificats d’immatriculation dès lors que la livraison du véhicule intervient après le 1er février. Compte tenu de la tension actuelle face aux délais de livraison de véhicules neufs, la Région a pris le parti de financer le coût de cette taxe à la charge des concessionnaires. L’opération est estimée à 970 000 euros et contribue à poursuivre les efforts de la Région en matière de mobilité durable.

Plus de bornes et de points de charge en Grand Est

Dans le cadre de sa politique « Mobilité durable », la Région financera un total de 110 bornes et 196 points de charge supplémentaires en Grand Est.

Une stratégie pleine de sens qui entend augmenter l’offre de bornes de recharge sur tout le territoire et faciliter la mobilité hybride et électrique. Aujourd’hui, ce sont 813 bornes et 1 322 points de charge installés depuis le lancement du dispositif en janvier 2020 !

25 ans de circulation ferroviaire entre Wissembourg et Winden !

Le 1er mars 2022 marquait le 25ème anniversaire de la reprise de la liaison ferroviaire transfrontalière entre Winden et Wissembourg. A cette occasion, Malu Dreyer, Ministre-Présidente de Rhénanie-Palatinat, Jean Rottner, Président de la Région Grand Est et Sandra Fischer-Junck, Maire de Wissembourg, sont revenus jeudi 3 mars 2022 à Wissembourg, sur le succès de cette ligne, un symbole fort de coopération au sein de l’espace européen et transfrontalier.

Mise en service dès 1855, arrêtée en 1975, la ligne Winden/Wissembourg est officiellement rouverte le 1er mars 1997. Depuis lors, la Région travaille en étroite collaboration avec ses partenaires allemands pour développer cette offre. Desserte, tarification, matériel roulant, autant de chantiers nécessaires pour assurer la pérennité de la ligne et fluidifier les déplacements transfrontaliers.

Ce sont aujourd’hui 11 à 12 allers-retours/jour en semaine et 7 à 9 allers-retours/jour le week-end, qui sont assurés entre Strasbourg et Wissembourg ainsi que 16 A/R par jour en semaine et 13 A/R par jour le week-end, entre Winden et Wissembourg. 6 correspondances Strasbourg-Wissembourg-Winden et 7 correspondances dans le sens inverse sont également assurées. Par ailleurs, il existe une tarification transfrontalière spécifique – le Pass Alsace Rheinneckar/TicketPlus Alsace – adaptée aux déplacements des usagers et étendue, depuis 2016, au-delà du Bas-Rhin et de la Rhénanie-Palatinat Sud, au territoire des transports de Karlsruhe.

A partir de 2025, la desserte sera considérablement développée grâce à l’acquisition de 30 trains Régiolis transfrontaliers mais aussi grâce à la mise en concurrence des sept lignes franco-allemandes (collaboration avec les trois Länder allemands (la Sarre, la Rhénanie-Palatinat, le Bade-Wurtemberg) et les deux groupements Schienenpersonennahverkehr Rhénanie-Palatinat Sud et Nord).

Des travaux doivent toutefois être exécutés en amont pour permettre des liaisons de meilleure qualité : modification des installations en gare de Wissembourg, relèvement de la vitesse nominale de la ligne de 100 à 130 km/h, modification de la signalisation entre Haguenau et Wissembourg, amélioration du point de croisement de Soultz-sous-Forêts. La Région réfléchit à une desserte transitoire sur la ligne Winden/Wissembourg afin d’assurer le démarrage du contrat d’exploitation transfrontalier et de garantir des liaisons directes au service annuel 2024.

In fine, l’objectif pour le tronçon Winden/Wissembourg (ligne Strasbourg—Winden-Neustadt) est d’assurer 113 km de ligne directe et un cadencement à l’heure entre 6h et 22h, soit 17 A/R par jour en semaine. Cette desserte est pleinement inscrite dans le cadre du Réseau Express Métropolitain Européen (REME) de Strasbourg, qui propose une offre de transport de qualité pour devenir un des meilleurs réseaux ferroviaires en Europe !

 

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